Le Gendarme et le vieux Baobab de St Martin

Un poème de Karmilla, lycéenne de 16 ans.«  Autour de lui, les gens devinrent fous, Lorsque agonisant sous leurs yeux, Au lieu de l’aider, ils vinrent l’insulter. Le seul crime de ce malheureux était d’être gendarme » …

le-plus-bel-homme-du-monde Il est 8 heures c’est  Dimanche matin. Sur la ligne droite de Bellevue, aucun rodéo sauvage à moto comme le déclarent à 8 000 Km, Marine Le Pen et Philippe de Villiers. Cédric Anicette  (24 ans) revient de Philipsburg, il heurte de plein fouet et à grande vitesse un gendarme qui s’est placé dangereusement au milieu de la route.

Des voitures  circulent , les gens s’arrêtent. Le second gendarme  prévient les secours.  Attroupement.  Un homme en uniforme  touché à terre, certains  en étaient réjouis selon les dires d’autres gendarmes Le motard est blessé.

Aux funérailles, le représentant de la République,  un préfet péremptoire  a déclaré :                 « Cette mort n’est pas le fait d’un accident mais le fait de délinquants qui ne respectent pas plus la loi que la vie humaine… Une jeunesse irresponsable au comportement meurtrier et suicidaire ».

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Justin Annicette père du motard et membre du Rotary réfute cet amalgame. Il fait confiance à la justice, aussi bien celle des hommes que celle de Dieu.

Il demande à tous ceux qui ont de l’estime pour lui de ne participer à aucune manifestation de haine ou de violence. La presse locale le félicite pour son comportement citoyen. Il dit qu’à l’hôpital , sa famille et les gendarmes étaient unis dans le silence et l’inquiétude.

 Raphaël Clin était un bon gendarme Républicain, un type pacifique, c’est certain. Sa veuve, est effondrée à la cérémonie, cependant prenant le micro spontanément après les discours officiels de la hiérarchie elle dit « Ne tremblez pas, ce n’est pas maintenant que je vais dire toutes les fautes que vous avez commises » (sic)

Un collègue de Raphaël reconnaît que :  » Certains gendarmes font mal, voir très mal leur métier et ils ne devraient pas l’exercer « . Le stress dans la gendarmerie est très fort.

Les citoyens de St Martin ont été sondés à domicile sur leur sentiment de sécurité. Contrairement à la police municipale, la gendarmerie nationale est mal notée pour l’écoute et l’aide à la population.  Gestion de la rotation trimestrielle des bataillons militaires : du parachutage !

Le drapeau tricolore flotte au Fort St Louis à Marigot , mais au commissariat de Quartier d’Orléans, ils ne connaissent  pas le nom du curé, le Père Charles, sous le manteau de St Martin. Les Militaires, ne sont pas d’ici. Ils viennent de l’espace Schengen en Europe.

 Raphaël Clin n’était pas de passage, et ne broyait pas du noir, cette culture du créole l’attirait jusqu’à vouloir le parler, pour mieux causer avec les gens d’ici . Raphaël  avait probablement compris que pour les descendants d’esclaves, un gars de Grand Case mordu par un chien policier dans un contrôle de scooter  musclé, ça te fait largement vibrer la conscience collective de familles en villages.

Cette bavure vient d’être condamné en correctionnel. Des citoyens ne se laissent pas intimidés et portent plainte contre les gendarmes qui pètent les plombs. Dans un coin de la conscience collective locale, restent les crocs d’un chien dans la chair d’un frère de couleur. Une solidarité, une rancune. Martin Luther King est un héros pour le peuple noir aux Antilles … Il a son jour férié aux Etats Unis.

Et puis une autre arrestation loupée, un gendarme tire. la balle entraîne la mort d’un autre gars du village excité mais pas armé.

Ces faits récents ont alimenté ce lynchage verbal minoritaire et spontané auquel je n’ai pas assisté. Je ne cherche pas à justifier; Juste comprendre les causes d’une tension sociale sur une île confetti.

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La surchauffe Sarkozy aux Tropiques :   les bleus face à des jeunes. Ils lâchent le gaz lacrymogène à Chevrise et à Quartier d’Orléans. Depuis Mai 68 où je lançais sous les pavés la plage, j’en avais plus pleurer. C’était au Quartier Latin. Preuve de la montée des tensions avec une partie de la génération montante, certains répondent avec des pierres contre le commissariat du village. Année 2005. Mise en fiche de 200 jeunes mineurs ayant fait des conneries, des vols. La plupart, des isolés sans famille.

Si les mots DÉVELOPPEMENT DURABLE ont un sens, que la République crée des tuteurs sociaux, pas seulement des militaires. Des emplois d’éducateurs de rue, moniteurs sportifs et artistiques… Ici l’horizon insulaire n’est pas le gris des cités de banlieues de l’Hexagone, mais le ciel bleu des Tropiques et la douce caresse des alizés.

 A la mémoire de la mort accidentelle d’un bon gendarme, une médaille posthume de la Patrie.  Alors, je fais un vœux citoyen et Républicain, pour que cette mort ne soit pas inutile. Que sur le fronton des écoles, des collèges et du lycée on peigne simplement le Triptyque : Liberté Egalité Fraternité. Avec le bonnet jacobin au sommet du palmier tropical, inventé par les haïtiens sur les armoiries de leur drapeau national. . Les bras de la diaspora  de notre ancienne « Perle des Antilles » travaillent sur les chantiers de constructions  de Babel St Martin, comme jadis les Corréziens sur les chantiers du Paris d’Haussmann.

Les bleus sont payés pour contrôler des papiers. Si ton propriétaire ne donne pas quittance et que tu es payé de la main à la main, avant d’être un Homme tu seras clandestin mon frère. Alors tu évites les bleus, il te font peur : pif PAF ! Tu alimenteras la cagnotte des bulletins de vote du candidat à la Présidence, dont Aimé Césaire a refusé de serrer la main. Un geste Républicain dont les programmes scolaires aux Antilles ne favorisent pas spécifiquement la compréhension.

 Raphaël Clin apprenait le Créole.

Un Dimanche matin fatidique percuté par une moto qui ne participait à aucun « Run ».

Un  bon gendarme mort pour qui, pour quoi ?

Et son collègue David Gouard, qui n’avait pas attaché sa ceinture de sécurité pendant une poursuite inutile et fatale… deux gendarmes morts sur cette ligne droite en six mois. Nobody here  » Shoot the sheriff  » .

 Le vieux Baobab  qui domine la route de Bellevue n’avait jamais vu ça.

Sur le même sujet  Lettre ouverte à la veuve du Gendarme Clin
 et
  Clin deuil du destin

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Auteur/autrice : Jabiru

French Reporter in the West Indies

20 réflexions sur « Le Gendarme et le vieux Baobab de St Martin »

  1. Communiqué de Presse de Marine LE PEN, Vice-Présidente du Front National
    Date : mardi 21 février 2006
    Le 12 février dernier, sur l’Ile de Saint-Martin, Raphaël Clin, gendarme irréprochable, a été tué par un criminel, lors d’un rodéo sauvage à moto.

    Non seulement un attroupement s’est formé pour assister sans réagir à son agonie, mais la foule s’est alors mise à crier victoire et à insulter le jeune homme grièvement blessé.

    A l’annonce de sa mort, ces individus ont sauté de joie et l’un d’eux a hurlé « Les noirs sont là pour tuer les blancs ! ».

    Cette barbarie n’a fait aucun gros titre de la presse nationale, n’a entraîné aucune manifestation ni aucune déclaration du gouvernement se scandalisant de cette ignominie. Le racisme anti-blanc étant pourtant avéré !

    Le Front National s’associe à la peine immense de sa femme, de sa petite fille de 4 ans et de ses collègues, et exige que cet acte raciste monstrueux soit traité au moins avec autant de célérité et de compassion que tous les autres

    Précisions de l’Oiseau des îles :
    Le « criminel » ne participait à aucun Rodéo sauvage. Cédric Anicette ( 24 ans), dont le père est membre du Rotary, venait de Philipsburg. Il n’a pu éviter le gendarme ( Raphaël Clin- 31 ans ) qu’il a heurté de plein fouet au milieu de la chaussée comme l’ont officiellement attesté des témoins, à l’attention de la famille Anicette.

  2. Au vieux Baobab (car je ne connais pas de jeune baobab tenant tes propos réfléchis),je t’ai lu et je pense t’avoir compris. Je suis de ceux qui se sont exprimé sur internet pour pleurer un camarade couché, hué par tes jeunes pousses. Notre civilisation a pris naissance au moment ou elle a respecté ses morts avant nous devions être des animaux. J’ai personnellement gouté l’ombre des baobabs et nos réactions n’étaient pas armées de tronçonneuses envers vous nos fréres, mais animées des mêmes sentiments qui te font t’exprimer en toute sagesse. Au baobab que tes jeunes pousses puissent dialoguer et respecter ses morts, et ceux d’hommes animés par le sens du devoir, c’est mon souhait De temps en temps je médite à l’ombre d’un chêne et j’ai toujours respecté les hommes et les baobabs.
    Bien amicalement merci pour ta sagesse.

  3. Un de mes collègues de Marigot a été tué dimanche matin dernier par un motard inconscient qui circulait à très vive allure.
    Le choc a été terrible et Raphaël est décédé quelques minutes après son admission à l’hôpital.
    Il s’agissait en fait d’une course sauvage de moto organisée par des locaux. Je suis arrivé sur place alors que les secours pratiquaient les soins sur Raphaël.

    J’ai vécu un cauchemar car une foule très hostile nous entourait, nous insultait et se réjouissait de la mort d’un « Babylone » (surnom des gendarmes ici). Les uns filmaient, les autres prenaient des photos. Certains chantaient même. Le collègue qui se trouvait avec Raphaël au moment du drame a demandé du secours aux personnes présentes. Mais nul n’a levé le petit doigt. Personne. Tous regardaient le gendarme agoniser avec l’oeil du charognard.
    Nous sommes considérés ici par un bon nombre de la population comme des blancs colonisateurs et racistes.
    Nous venons ici pour toutes les autres raisons mais pas celles ci. J’ajoute que Raphaël cherchait à s’intégrer ici. Preuve en est : il était le seul à apprendre le créole. Il était aussi un gendarme honnête et travailleur, juste et humain. Mais il est parti quand même.

    Ce que vous devez savoir c’est que j’ai vu la face de la cruauté et de la bêtise. Cela existe.

    Bien sur, certains gendarmes font mal, voir très mal leur métier et ils ne devraient pas l’exercer.

    Mais tout de même nous prenons des risques pour la population. Raphaël a risqué sa vie pour faire cesser des courses sauvages et dangereuses, et il en est mort. Ceux là même qui y participent et l’organisent l’accusent de tous les torts et tentent par ces faits d’attiser la haine raciale et sociale. Sachez enfin que ni le sous préfet de l’île, ni les autorités municipales ne se sont manifestées. Ce qui est tout simplement scandaleux.

    Pour les lecteurs qui sont gendarmes, sachez aussi que la culture du résultat est en cause, que la surcharge de travail et des tâches indues toujours dévolues aux brigades territoriales sont mises en cause.
    Sachez aussi que la fatigue, les heures incalculables de jour et de nuit sont mises en causes. Sachez enfin que le matin du drame je terminais ma deuxième nuit blanche de la semaine. Certains de mon unité ont craqué par l’accumulation d’événements.

    En août dernier un GAV mourrait ici dans un accident de voiture, en service, alors qu’ils poursuivaient une voiture suspecte. La majorité d’entre nous accuse le coup difficilement. Je suis personnellement dans l’expectative et prendrais des décisions ultérieurement. Sachez aussi que l’unité est fermée depuis les faits jusqu’à vendredi inclus. La solidarité d’une unité est actuellement à son comble. Je gère mon stress et maîtrise mes émotions.

  4. Merci pour cet éditorial qui aura au moins l’avantage de mettre une once de raison dans une dramatique situation qui n’est pas unique, hélàs, mais fait partie d’un quotidien parfois sordide, souvent douloureux !
    Limiter la lecture des évènement à des attitudes « racistes », tenir les discours que l’on reproche à ces  » adversaires indignes » , hurler à la vengeance et au pugilats populaires n’a jamais permis à l’humanité d’évoluer ! à qui la Faute ? Qui est le méchant ?
    Il faut prendre un peu de hauteur et avoir une lecture des évènements plus large. Vous nous en offrez l’opportunité et je vous en remercie ! Comme beaucoup, je réagissais émotionnellement et trouvais des coupables trop rapidement ! C’est tellement commode !
    Les seules personnes qui peuvent s’autoriser à tenir hurler de colère sont les proches de ce pauvre gendrame décédé stupidement alors qu’il avait probablement tant de choses à offrir.

  5. C’est bien et facile de dénoncer le meurtre d’un gendarme et surtout dans les conditions racistes. C’est aussi facile de traiter les Antillais de Racistes Guadeloupéens, Martiniquais, Guyanais et maintenant les Saint Martinois. Deux gendarmes tués dans leur uniformes en six mois et sa fait une histoire d’état. Pour certains, Le Gouvernement doit déclencher la procédure d’état d’urgence sur Saint Martin parce c’est la chose la plus horrible du monde.

    Une chose est sure, c’est que dans l’immédiat le climat de tension n’a pas encore atteint son maximum et dans les jours à venir il faudra craindre le pire. C’est vrai que ces gendarmes des fois travaillent dans des conditions atroces et limités, il est aussi vrai que la population aussi diversifiée qu’elle soit ne collabore pas toujours et rend encore plus difficile cette mission au quotidien. Mais sans en ajouter, ces mêmes gendarmes font aussi ce que l’on peut qualifier d’excès de pouvoir, voir même de l’abus. Notamment quand ils ont arraché mon neveux de son lit un dimanche matin sous prétexte qu’il avait menacé un métropolitain d’une arme blanche et lui avait pris son téléphone portable, lui avait fracassé la tête alors qu’il souffrait de séquelles d’une fracture du crâne à peine cicatrisée, il était dans une cellule saignant et on avait pas le droit de le voir (même sa mère n’y avait pas droit) n’y de faire rentrer un médecin, qu’en est ‘il ici de la non assistance à personne en danger ?

    L’histoire du jeune Dormoy tué par les balles de Gendarmes sous des circonstances au jour d’aujourd’hui pas connues (Différentes versions dans chaque journal de la presse locale d’après les propos même de la gendarmerie), et le jeune de Quartier d’Orléans menotté sur la déviation de Grand Case qui subi la colère du chien de la gendarmerie et si la famille n’avait pas porté plainte l’histoire aurait été comme les enquêtes de la gendarmerie. Pour ne citer que ces bavures. Mais au quotidien la population est victime des exactions et exagération de cette force militaire qui n’est plus d’actualité et qui ne joue pas son rôle de secours et de protection à la population.

    En 2001 un sexagénaire Saint Martinois a été renversé à Grand case par une jeune conductrice métropolitaine qui avait pris la fuite pour être arrêtée dans sa course à Marigot près d’une station service (10 km de Gd Case) par un passant qui avait tout vu et l’avait suivi derrière une camionnette pris en stop. Cette jeune femme on ne l’a jamais revu ni entendu parlé d’elle.

    En 1999, un jeune fut renversé à hauteur de Colombier par un chauffard métropolitain (conduisant sous l’influence de l’alcool) alors qu’il travaillait la nuit sur un camion benne à faire le ramassage des ordures ménagères.La gendarmerie arrivée sur place a pris le chauffard métropolitain dans leur fourgonnette comme elle a fait avec la jeune femme et a constaté qu’il n’y avait pas assez d’éclairage sur le camion, le procès a eu lieu et au jour d’aujourd’hui la victime n’est pas au courant de la condamnation du chauffard.

    Le problème du racisme n’est pas subi que par un seul gendarme, et ne se limite pas à ces quelques faits à Saint Martin. il est aussi présent dans les restaurants, les hôtels, les écoles (certaines écoles privées à Saint Martin), à l’occasion de la grève d’EDF il y a quelques années mais partout, il est apparenté à l’apartheid ou tous les groupes ethniques se développent séparément. Tout le monde l’ignore ou l’ignorait jusqu’au dimanche 12 Février 2006 ou un gendarme à perdu la vie et parce que la presse locale francophone contrôlée par ces mêmes métropolitains (sans objectivité).

    Je me rappelle en 2001, lors des élections municipales « Jeunesse Consciente » avait demandé à ce que le prochain maire soit fédérateur pour fédérer cette population multiethnique et hétérogène. Cet appel était tombé dans des oreilles sourdes. Aujourd’hui, on ne peut que constater avec regret et consternation les débuts des crises sociales et identitaires d’une population qui attend beaucoup de ses élus qui dans un climat pareil préfèrent le discours du silence.

  6. Merci à la personne qui a enfin donner le nom du motard = Cédric Annicette. En effet, jeune de la jeunesse chrétienne où les missions étaient la communication entre communauté de toutes races, toutes cultures religieuses, black, blanc, jaune… étude biblique autour du devenir de la société..
    Et Cédric (gentil, tranquille, volontaire, aimant) serait un meurtrier et non l’auteur d’un Accident grave selon ceratines lectures.

    Tu ne faisais pas un RUN (ou course sauvage) puisque tu étais seul à bellevue. Où était ton ou tes partenaires de courses s’il s’agit d’une course sauvage?
    Mais Cédric tu as tort le code de la route doit être respecté, tu n’as pas à rouler à une si vive allure. là, c’est un gendarme, mais celà aurait pu être ton frère, ta cousine, une amie ou un touriste.
    On ne peut effacer ce qui s’est passé, te connaissant je sais que tu en as des cauchemars. Cédric, tu as réveillé la Douce france très réactive face à ce drame (mal interprété). Ta famille doit aussi faire sa campagne de communication autour du drame. Sans oublier la réalité de ce drame qui n’est autre qu’un ACCIDENT.
    Mme CLIN : je suis encore plus triste pour ce drame. votre mari et ce jeune ont presque les mêmes qualités. vous le qualifiez d’homme bon, Cedric lui fait partir du St Martin de demain. Caro

  7. Toute cette histoire est affreuse et dans les mains de la justice mais (je vis à Saint martin de puis + de 15 ans)je fais plusieurs remarques : D’année en années je remarque la montée du racisme de tous bords. Je pense qu’une des cause étant la venue sur l’île d’un grand nombre de métros qui veulent trouver içi ce qu’ils n’ont jamais pu obtenir en métropole. Ensuite le manque de scolarisation des jeunes qui se retrouvent sur le marché du travail..sans travail, donc, comme il faut de l’argent…. Concernant les gendarmes, ils ne font qu’obéir aus ordres..Ces ordres sont : Faites respecter la circulation (ceinture, tel portable etc) qui exaspérent la population. Par contre pas de vagues…contre les dealers qui sévissent ouvertement sur les parkings, écoles etc etc.
    J’ai en souvenir le jeune Cédric (27 ANS) un skipper d’Oyster Pond qui venait de s’acheter un scooter pour ses déplacements (grave erreur). Et bien il a été tué à coups de pierres pour qu’un jeune St Martinois (17 ans) lui pique son scooter…C’est dramatique et je me mets à la place de ses pauvres parents.

    Bien sur il ya du racisme de toutes sortes, mais il y a aussi du respect mutuel et croyez moi, le racisme vient parfois d’en haut, ayant écouté certains discours de nos élus s’adressant en anglais aux locaux (ils oublient parfois que nous aussi parlons anglais)et bien ces mêmes discours en métropole auraient conduit leurs auteurs directement aux tribunaux…. malheureusement je n’avais pas d’enrégistreur avec moi.

  8. Je viens de lire sur le Net, tous ces articles sur le deces du gendarme mr clin, chose terrible on ne peut le nier,seulement je pense qu’il faut arreter de generaliser lorsqu’il se passe une chose affreuse telle que ce deces.
    je veux dire par là, que des gens bien et des »cons » il y en a partout, dans tous les pays et dans toutes les races et que l’on soit noir blanc jaune ou bleu ne veut pas dire que l’on est meilleur ou pire que les autres.
    Dans ce cas present, il faut arreter d’envenimer les choses ,et juger les faits sans extrapoler, ni inventer,il ne faut pas faire dire aux gens des choses qui ne sont pas certaines.
    Une chose m’a touche enormement,lorsque j’ai lu sur le journal que la famille du motard avait insulte Mme clin a l’hopital.
    Tout ce que je peux vous dire c’est que je connais une grande partie de la famille de ce motard, je connais tres bien une de ses soeurs, je connais tres bien son papa et sa belle maman, et je peux vous assurer que ce sont des gens tres gentils, serviables, souriants et travailleurs, jamais un mot plus haut que l’autre, je sais qu’ils sont tous depuis ce terrible accident, enormement choques et angoisses et pour la vie de leur fils/frere et pour ce qu’il a malencontreusement fait, mais jamais au grand jamais ce ne sont des gens qui proferent des insultes.
    Il faut arreter d’augmenter cette histoire, et de dire « un tel m’a dit ca » etc … tout le monde connait tres bien le petit jeu qui consiste a dire une phrase a l’oreille d’une personne, qui repete cette phrase a une autre personne et ainsi de suite, lorsque ladite phrase arrive a la premiere personne elle est totalement changee et n’a plus rien a voir avec le debut, c’est ce qui arrive en ce moment, il est vrai que peut etre et je dis bien peut etre des gens ont rit au moment du deces de mr clin et c’est vrai que c’est horrible et impardonnable mais s’il vous plait ne mettez pas tout le monde dans le meme sac, ne generalisez pas, et surtout surtout, ne dites pas de mal contre la famille de ce motard car elle ne le merite pas.
    Je vis à St martin, je suis blanche et n’ai jamais eu aucun probleme a st martin que ce soit avec des blancs ou des noirs, et j’ai des amis metro st martinois antillais etc

  9. je vis à st martin, j’y ai grandi et maintenant j’y travaille.J’aimerai apportez quelques précisions à cette affaire, parce que là, il faut arreter de tout déformer.
    Un gendarme a été tué accidentellement par un jeune st martinois, alors que le gendarme essayait d’arreter une course de moto sauvage, percuté par une moto.
    Ce jeune, qui est dans un sale état, je le connais de l’école c’est un garcon charmant, qui n’a pas fait « expres » comme vous le laissez entendre…Il sera donc jugé pour « homicide involontaire » ce qui me parait approprié.
    Suite de l’histoire, le gendarme, dont le collègue à eu du mal à proteger apres l’accident, a été transporté à l’hopital ou l’on a pu entendre des personnes dire: « houra, un noir a tué un blanc »…

    Tout d’abord, c’est ignoble, on est tous peiné de la mort de ce gendarme, TOUS! noirs, blancs, bleus, verts…TOUSLes quelques abrutis qui ont crié victoires ne sont représentatifs que d’une minorité de personne à st martin.Biensur il faut dénoncer la cruauté, la bétise et l’absurdité de ces propos, mais ne nous mettez pas tous dans ce même panier, ne soyez pas aveuglés…
    La famille du jeune homme est mortifiée de cette histoire, de la perte d’une vie humaine.N’oubliez pas, qu’il y a des noirs racistes, des blancs racistes, bref des cons partout.Je me suis faite traiter de sale blanche parfois, oui certes…mais j’ai aussi vu des peres qui battait leur fille lorsqu’elle sortait avec un noir…Peace and love, ce sera tout ce que j’ai envie de dire

  10. Soupçons de racisme lors de la mort d’un gendarme aux Antilles
    Article paru dans l’édition du 25.02.06 du journal Le Monde
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    Le ton monte chez les gendarmes après la mort accidentelle d’un des leurs, survenue le 12 février à Saint-Martin, une petite île située à 250 km au nord de la Guadeloupe. Pour le Comité d’entente des associations de gendarmes, les circonstances de cette tragédie sont « révoltantes, condamnables, indignes et dégradantes ».
    Dimanche 12 février, le gendarme Raphaël Clin, 31 ans, en service à la brigade de Saint-Martin, intervient avec un collègue, pour faire cesser un « run » (un rodéo de motos) improvisé par des jeunes sur la voie publique. En traversant la chaussée, il est fauché par un engin lancé à grande vitesse. Il meurt deux heures plus tard à l’hôpital, des suites d’une hémorragie interne. Grièvement blessé, le motard a été transporté à l’hôpital de Pointe-à-Pitre, où il est toujours sous surveillance.
    Selon des proches du militaire, alors que les secours dépêchés sur les lieux du drame fournissaient les soins d’urgence, une quarantaine de jeunes auraient proféré des insultes, émaillées de propos racistes anti-Blancs à l’encontre des gendarmes. Selon les mêmes sources, l’annonce du décès de M. Clin aurait suscité des scènes de réjouissances, ponctuées de cris. « Aux urgences, ça criait dans tous les sens : « On a tué un Blanc » », a affirmé Stéphanie Clin, son épouse.

    Le procureur de la République à Basse-Terre (Guadeloupe), Patrick Quincy, a ouvert deux informations judiciaires : « Une sur l’accident de circulation proprement dit, et l’autre sur l’affaire dans l’affaire », a-t-il indiqué. Selon lui, les premiers témoignages confirment « des outrages contre le corps des gendarmes » et que « des injures à caractère raciste ont été proférées ».
    « Mais cela n’avait rien d’une émeute anti-Blancs », précise-t-il, ajoutant que les gendarmes de Saint-Martin sont souvent confrontés à des bandes de jeunes gens « fâchés avec le code de la route » qui se livrent à des courses en mettant en danger leur vie et celle des autres usagers de la route. La ministre de la défense, Michelle Alliot-Marie, a saisi la justice « pour que toute la lumière soit faite ».
    Le maire (UMP) de Saint-Martin, Albert Fleming, a annoncé, le 23 février, son intention de porter plainte contre les médias, « en train de nous mettre une image qu'(il) n’apprécie pas du tout ».

    Yves Bordenave

  11. Merci de vos commentaires très enrichissants sur cette affaire (et en passant, site très intéressant que celui du Baobab !). Comme quoi l’information est un vrai problème dans une société qui n’a plus de journalistes dignes de ce nom…
    Reste les blogs et la communication entre citoyens, avec les risques d’erreurs que cela peut entrainer. Pourtant les médias ne sont-ils pas indispensables à la bonne santé d’une démocratie ?…
    Un bonjour sincère aux îles.

  12. Je suis moitié française et moitié arabe, j’habite depuis 27 ans à Saint Martin.
    Il n’y a aucune excuse pour les propos haineux entendus lors de l’accident du Gendarme Clin mais que ce soit dans les articles de presse ou les blogs, personne ne parle du racisme des blancs contre les noirs dont j’ai été plusieurs fois témoin.
    Les Saint Martinois sont en train de perdre leur identité et la situation de l’emploi qui est aberrante en est certainement la cause. Alors que Saint Martin vit du tourisme la plus part des emplois de restaurants et d’ hôtels sont tenus par des métropolitains ou des européens qui ont plus de droit au travail que les Antillais!

    L’excuse principale que l’on entend souvent de la part des employeurs métropolitains ‘ils ne veulent pas travailler’. Si cela était vrai comment expliquer que le coté Hollandais et les îles anglaises pourvoient à ces postes et à des postes de cadres avec des locaux et cela
    avec succès ?

    Alors que l’on peut voyager et travailler sans contrainte dans toute l’Europe comment expliquer les contrôles et les brimades qui sont faits aux habitants des îles voisines. Prenez pour exemple les nouveaux accords entre Anguilla et Saint Martin. Accords mis en place par un sous préfet Français au bord de la retraite (et qui s’en vante) et un gouverneur anglais qui n’a aucun contact avec la population.
    Pendant 100 ans la métropole a ignoré Saint Martin et les Saint Martinois se sont débrouillés sans elle en tissant des relations avec leurs voisins. Relations familiales et commerciales qui
    sont entrain de se briser car la métropole a décidé d’y mettre son ‘ordre’.
    Je pourrai écrire des pages et des pages sur les incompréhensions entre les locaux qui ne parlent pas français et les représentants de ‘l’ordre’ qui ne comprennent pas un mot d’anglais.
    Les gendarmes arrivent de France sans parler la langue de Saint Martin qui est l’anglais. Ne serait-il pas bon de leur donner des bases de cette langue afin de faciliter leur contact avec la population. Ce dont Saint Martin a besoin c’est d’une police de quartier qui ne confond pas le ‘bad’ boy du village parce qu’il a des nattes et des pantalons trop larges avec le vrai truand qu’il soit local ou étranger.
    Saint Martin est un village ou tout le monde se connaît et les relations familiales sont très fortes. Un peu plus d’humanité et de communication, plus de conscience communautaire de la part des employeurs métropolitains et moins de contrôles frustrants amélioreraient grandement la situation.
    Quant au racisme Saint Martinois, je n’en ai jamais été la victime en revanche je pourrai parler pendant très longtemps des frustrations que l’on subit en France quand on porte un nom arabe .

  13. Une précision , la police municipale (des civils) est composée de St Martinois proches de la population. Les gendarmes (des militaires) sont affectés pour 3 ou 4 ans. Ce sont pour la plupart des blancs. Les gendarmes antillais restent plus longtemps en affectation (voir 7 ans ou plus) les gendarmes mobiles sont affectés pour une période de 3 mois ou 4 mois et sont là en renfort, pour les coups durs.
    La culture antillaise est très différente de la nôtre. Il faut l’apprécier, certains « blancs » sont partis dans les îles pour le dépaysement, certes mais aussi pour la majoration de la paie. Certains sont partis avec l’idée de la carte postale ! Plages de sable blanc et palmiers et ils sont très surpris du racisme ambiant. Ils n’attendent qu’une chose, c’est de repartir en métropole!

    D’autres se font à cette vie, et passent outre ces accès de violence, ce racisme ambiant et essaient de s’intégrer. Mais c’est très difficile de se faire des amis antillais. On reste souvent entre « blancs » que ce soit des enseignants, des gendarmes ou autres. Moi, j’ai réussi à avoir des copines, des copains antillais mais pas vraiment des amis. Malgré tout cela, je ne rêve qu’à une chose … retourner vivre là bas !!!

  14. Qu’à la base cette mort soit accidentelle, est une hypothèse qu’il ne faut pas négliger.
    Mais ce qui a suivi « l’accident », c’est à dire l’attroupement autour de Raphaël Clin agonisant, et les insultes qui fusaient à son encontre, de ce groupe d’une quarantaine de noirs, transforme ce drame en crime raciste:
    parce qu’il était blanc, ces noirs n’ont pas accepté d’appeler les secours, malgré les supplications du gendarme accouru auprès de Raphaël Clin.
    C’est tout simplement monstrueux, et nous permet de jauger de l’albophobie (racisme anti-blanc) qui règne aux Antilles !
    De plus, ces insultes racistes ont continué aux urgences, de nombreux témoins le confirment, et les réjuissances ont atteint leur paroxysme quand la nouvelle de la mort de Raphaël Clin s’est répandue:
    « On a tué un blanc! »

    Je comprends que vous puissiez aimer votre île, et que vous cherchiez à tout prix une raison à cet horrible accident suivi d’abjects incidents (les réjouissances à l’annonce de la mort du gendarme). De grâce, cessez cette hypocrisie !

  15. Sur cette route il n’y pas de signalisation de limite de vitesse,il n’y avait pas de run sauvage sinon il y aurais d’autres motos. Si personne n’a appelé les secours comment ils sont arrivés (par télépathie?)
    Il n’y avait pas de propos racistes àl’hôpital, même les docteurs le disent(un médecin blanc donc on ne peut pas dire qu’il protègeait les noirs). Pendant que le gendarme souffrait sur la route il n’y a pas eu de propos racistes mais des insultes du genre (Tu es un gros con pourquoi te mettre devant la moto), pk le gendarme a sorti son flingue ? est ce que le motard avait une arme sur lui ? NON, et pk les gendarmes ont confisqué des videos de l’accident? mystere.
    Donc les gens qui sont justes en Fance à 8 000 km, shutt quand on sait rien, car si vous lisez seulement les trucs des gendarmes et la femme de clin, beh c sur que vous saurez jamais tout, et vous n’étiez pas ici donc vous pouvez pas juger de quoi que ce soit, renseignez vous mieux

  16. Je ne suis pas de saint martin, mais je suis indigné par ce blog, comment peut -on tenir de tels propos.Ce motard (qu’il soit noir ou blanc) est avant tout un criminel de la route et à vous lire il faudrait avoir de la compassion ?
    Mais vous quelle compassion avez vous pour la famille de ce gendarme vous allez publier la photo du criminel a coté de sa victime .. bel effort !!!
    Ce poulet comme vous dites était le père d’une petite fille qui à l’âge de 4 ans doit faire le deuil de son père à cause d’un chauffard qui, je lui souhaite, pourra voir grandir sa progéniture.
    C’est vrai, le gendarme CLIN n’était pas un St. Martinois, il n’était qu’en séjour de 3 ans, un passager quoi !. Peut-être que si c’était un de vos proches ou que si son nom se serait écrit KLEIN, M. JARIBU, vous n’auriez pas créé ce blog?
    Le commentaire de la St. martinoise, c’est le top, c’est à croire qu’elle était sur les lieux, Mme CLIN devrait peut être présenter des excuses ?
    Au fait, d’après ses dires le motard ne participait pas à une course, mais à un tirage, il faudrait expliquer la différence . Et si il a eut le temps de décélérer il aurait très bien put changer sa trajectoire, car une moto c’est moins large qu’une voiture (bien sur il n’y aurait eu que lui comme victime), mais à St. Martin on ne semble pas assumer ses actes, on préfère rire sur des notes comme « un poulet qui traverse la route » que je trouve d’une ignominie….
    Cette dame ne voit pas de racisme pourtant ses propos en ont une odeur très forte.
    D’autres parlent de 3 ou 4 abrutis qui auraient prononcé des propos racistes, à Carpentras ils n’étaient guère plus à profaner des tombes juives ….et bien on en a parlé dans les médias
    Auriez-vous peur St. Martinois que le monde découvre que le RACISME existe même CHEZ VOUS et surtout envers les gens qui ne sont pas de l’île
    Je vous sens malgré tout très unis, « TOUCHE PAS A MON ILE »
    Pour moi, Cédric n’est qu’un criminel de la route, qui ne respecte pas plus la loi que la vie humaine. Mais les commentaires sur ce blog me montrent que les St Martinois sont très chauvins et veulent faire passer un meurtre de la route pour un banal accident.
    Belle mentalité!!!!!
    Thierry

  17. Nul ne sait ce qui c’est réellement passé; car nul ne sait ce que pensait chacun de ces deux victimes avant ce drame. Pensait-il: »ah! un qui ne respecte pas les regles de conduites », ou, »ce petit sale délinquant va se faire prendre par moi ».
    Nul ne le sait, à part lui, mais il n’est plus là pour nous dire la verité. La seule version des faits que nous avons, est celle de ce jeune motard qui, certes roulait sans permis mais qui contrairement à ce que voudrais nous faire croire l’avocat du défunt gendarme Clin, n’est guère un délinquant, mais juste un citoyen qui fut victime un jour, d’un accident innévitable.

  18. Le vieux Baobab ma fait penser à une croix sur une colline nommée Golgotah. Et l’homme sur la croix disait « Eli Eli lama sabatanah »(Mon Dieu, mon Dieu pourquoi m’as tu abandonné).
    La foule l’insultait aussi, et elle se réjouissait. Cet homme pourtant avait fait le bien. Clin oeuvrait pour la justice, Dieu n’est pas contre la justice, c’est la base de son trône. Aussi, Clin a été accoeulli par son Dieu qui l’a vu mourir abandonné de tous. Le père des lumières aime ceux qui oeuvrent pour la justice, et qui sont tués injustement. Clin a accompli sa mission qu’il devait accomplir sur Terre, il est dans les bras de Dieu heureux. Que sa famille gardent l’espoir de le voir un jour, là haut.

  19. Je suis écoeuré de tant d’hypocrisie dans les propos des St Martinois.
    Quelqu’un qui conduit sans permis, largement en excès de vitesse, sans faire un geste pour éviter un piéton, qu’il soit gendarme ou pas, est un ASSASSIN, il n’y a pas à en discuter, qu’il fasse une course ou pas.
    Les propos racistes et les cris de joie de certains témoins sont indéniables.
    Les propos racistes tenus à l’hopital ne le sont pas moins, malgré les dénégations véhémentes de ceux ou celles qui cherchent à défendre l’indéfendable au mépris de toute vraisemblance.
    Depuis ce crime, les Antilles ont encore fait la une, surtout la Guadeloupe, et quand on entend des guadeloupéens crier: « LA GWADELOUP EST A NOU,
    LA GWADELOUP EST PA TA YO  » on comprend tout le problème. Mais si demain la France laissait les Antillais « de souche » (ridicule, les antillais « de souche » ont disparu depuis longtemps) diriger « leurs » iles, le niveau de vie serait vite comparable à celui de Haïti….C’est ce que vous voulez, les baobabs?

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