Bastille Day

 Les gens du peuple, ils zont pas pu faire fête tricolore, biscotte un Rital a insulté notre Kabyle national … Si la zizounette était pas carton rouge, c’est nous qu’on aurait tété les champions… Bref, les jeux du cirque ont failli redonner le sens de la fête aux enfants de la Patrie. A manifester contre le CPE , dire majoritairement Non au Traité européen, s’opposer à la chasse aux enfants étrangers dans les écoles de la Patrie des Droits de l’homme c’est pas comme être positivement fier et heureux d’être la nation Championne du Monde du ballon rond. Même pas vrai … Le jour de gloire n’est pas arrivé.  Les cocoricos n’ont pas chanté.

Marigot_3

14juilmairie

Ici, à St Martin île d’Amérique, le 14 Juillet se dit «  Bastille Day » . La mairie décorée, les autorités avec  leurs beaux costumes, mais point de maillot de foot. L’ambiance feutrée d’un entre-soi.

REVUE DE QUATORZE JUILLET

Défilé des fanfares , des jeunes tambours, un fifre Rasta, des majorettes, des costumes créoles traditionnels…

 

 

 

Tambours_1

Majorette

Des discours relayés par la presse et la télé locales jusque dans les cases avec citerne d’eau de pluie.Tous les habitants ne sont pas raccordés à l’eau du gouvernement. L’eau de mer est rendue potable à un tarif trop élevé pour le peuple.8,57 € le mètre cube TTC.

Vus dans leurs beaux uniformes, les pompiers, la police municipale et les gendarmiques, dont le chef après trois années de management de « L’autorité de l’Etat » nous quitte pour un retour à la Capitale.

 

 

 

Creole2

Jauneetbleus

Pompiers

Lcfleming

Guillaumearnell

Louismussington_1 Albertfleming

CADEAU BONUS –  Je me souviens des paquets de lessive Bonux avec un cadeau spécial à l’intérieur. Voici une photo d’archive familiale. 14 Juillet 1946 à Paris, un an après la Libération.

14juillet1946

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7 thoughts on “Bastille Day

  1. OPERA

    BASTILLE DAY!
    Mort de rire!

    Je me souviens quand j’allais bosser sur les Champs Elysees à 7 heures du matin le lendemain d’un « Bastille day » ou d’un jour de l’an. L’avenue est toujours super propre. Mais le spectacle désolant que j’ai vu ce matin sur le front de mer de Marigot est vraiment navrant et dégoutant. Ordures bouteilles cassées, poubelles renversees etc….

    Au fait, Bastille day en français ça se dit fête du 14 juillet. On peut dire prise de la Bastille pour étaler ses connaissances.

    A quand une Marseillaise en Anglais?

    Ps :merci pour le joueur de flute, c’est J-L Hamlet qui va être content!

    Reply
  2. Julius Trébuchet

    Mélange des genres… comique, tragique voire bouffe…

    Il paraît qu’à St Martin la langue anglaise – certes reformulée sous forme d’un pidgin approprié – serait depuis longtemps pratiquée comme langue maternelle tant par les natifs que par nombre d’autres résidents immigrés, singulièrement ceux originaires des îles de la Caraïbe, membres ou non du Commonwealth. Il paraît également que du fait de la multitude des nationalités présentes sur l’île, l’anglais reste la langue de la plus grande communication possible.
    Aussi peut-on se demander pourquoi, à l’instar de toutes les autres régions anglophones de la planète, l’usage de l’expression « Bastille day » pour désigner la fête nationale française deviendrait incongru à St Martin ? En quoi cette autre traduction du «14 juillet » métropolitain constituerait-elle donc un nouveau crime de lèse-majesté dans la paradisiaque « Friendly Island » (1) ?
    Car sans vouloir « étaler ses connaissances » (sic), il ne serait sûrement pas superflu de rappeler ce que représente justement, aux yeux du monde entier, cette dernière appellation qui certes ne relève pas du hasard et dont l’impact depuis la France jusqu’en Chine, fut synonyme de remise en question de la légitimité de l’Etat (2).

    En France, le trouble occasionné fut tel qu’il fallut attendre 90 ans pour que les date et appellation de cette fête nationale, fluctuantes au gré des divers gouvernements au pouvoir, soient clairement votées par l’Assemblée et approuvées au Sénat. En effet, ce n’est qu’en 1880 que la date du 14 juillet – date anniversaire de la prise de la Bastille – fut retenue pour célébrer la fête nationale française, parce que rappelant notamment la lutte victorieuse du peuple contre un emblème représentatif du pouvoir absolu de l’Ancien régime (3). Bien sûr avec l’abolition des privilèges féodaux, elle commémore aussi le début de la Révolution française et marque la naissance de la Nation souveraine qui se traduira in fine par l’avènement d’une nouvelle forme de gouvernement (4).
    Il faudrait sans doute encore signaler la date anniversaire du 14 juillet 1790, alors nommée Fête de la Fédération, où toutes les régions de France envoyant à Paris leurs délégués afin de faire librement allégeance à une seule communauté nationale, mettaient une première fois en application, pour un peuple, le droit à son autodétermination !
    Voilà brièvement résumé ce que les historiens dans leur grande majorité s’accordent aujourd’hui à reconnaître non seulement comme acte fondateur de cette République française se voulant Patrie des Droits de l’Homme, mais encore comme symbole ayant permis l’exportation, au travers du monde, de ses principes révolutionnaires …et que l’on peut tout aussi légitimement nommer « Bastille day », à St Martin!

    Pour ce qui est de la Marseillaise que les bretons, les catalans et quelques autres alsaciens éructent tant bien que mal en français – même si sa traduction existe en anglais (5)-, il n’y a pas davantage de raison à ce que les saint-martinois ne la chantent pas, eux aussi, en français…

    Quant à vouloir comparer l’état de propreté des Champs Elysées avec celui du front de mer de Marigot les lendemains de certaines festivités, on pourrait aussi « mourir de rire » s’il ne fallait rappeler que dans les deux cas « cé on biten a nèg », puisque ce sont essentiellement des Maliens qui en tant que voirie, débarrassent depuis près de 30 ans les rues parisiennes de leurs ordures …

    Julius Trébuchet

    (1) Voir l’article 34 de la loi 2000-1207 du 13 décembre 2000) dite loi d’orientation pour l’outre-mer
    (2) « La naissance du Monde moderne (1780-1914) de C.A.Bayly
    (3) la Bastille, prison d’Etat où l’on était envoyé sans jugement par simple lettre de cachet du roi, ne contenait le 14 juillet 1789 que 7 prisonniers…
    (4) la Première République en 1792
    (5) La Marseillaise was composed by Claude-Joseph Rouget de Lisle in 1792 and was declared the French national anthem in 1795.

    Let’s go children of the fatherland,
    The day of glory has arrived!
    Against us tyranny’s
    Bloody flag is raised! (repeat)
    In the countryside, do you hear
    The roaring of these fierce soldiers?
    They come right to our arms
    To slit the throats of our sons, our friends!
    Refrain
    Grab your weapons, citizens!
    Form your batallions!
    Let us march! Let us march!
    May impure blood
    Water our fields!

    (Traduction de Laura K. Lawless)

    Il semble aussi que dans un avis du Conseil municipal datant de 2001, la demande de considérer l’anglais comme « langue maternelle de St-Martin » sinon en tant que « langue régionale » fut rejetée par l’Etat … en vertu de l’article 2 de la Constitution qui fait que le français demeure la langue officielle de cette collectivité d’outre-mer « à ce jour encore partie intégrante » de la République française !

    Reply
  3. Brangé

    sur le commentaire de trébuchet concernant l’anglais ‘langue maternelle’ ou ‘régionale’, ce n’est pas sur la base de l’article 2 que le ministère refuse à St Martin la reconnaissance de la langue anglaise… apres tout l’article 2 dispose que la langue de la république est le français, il n’empêche pas à des territoires d’utiliser d’autres langues… d’ailleurs les statuts corse et polynésien reconnaissent la langue corse et tahitienne (5 langues pour la polynésie)… l’enseignement de la langue corse ou tahitienne doivent avoir un caractère facultatif… seul le français étant obligatoire.

    Donc ce n’est pas tant la primauté du français qui pose problème que le fait qu’il s’agisse de l’anglais – sacrilège pour le pays qui a créé l’exception culturelle.

    Si on parlait le woloff, il serait reconnu depuis belle lurette.

    Reply
  4. JM

    Merci de vos lumières, Brangé !

    …Mais je n’ai pas eu la même lecture que vous de ce commentaire où Trébuchet se contentait en fait de rappeler – en plus de quelques points d’histoire significatifs – que l’utilisation par les natifs de leur langue maternelle pour dire « Bastille day » au lieu de « 14 juillet » ne lui paraissait pas constituer un « crime de lèse-majesté »!
    Or vouloir à cette occasion reposer la question de la reconnaissance ou non de l’anglais comme langue officielle « de facto » à St Martin me semble ici tout aussi mal venu. Car à défaut d’avoir lu attentivement ce texte qui tentait surtout de répondre aux observations signées Opéra, pourriez-vous nous indiquer s’il s’agit de la langue de Shakespeare, de cet « anglais des îles » aussi appelé broken English ou plutôt d’une sorte de sabir commercial si bien approprié au business mondialisé que vous voudriez voir reconnaître en tant que quoi d’ailleurs…? en tant que langue régionale, « nationale » ou même officielle, au même titre que le français, dans cette future COM ?

    Dans ce cas et au vu de sa proximité, il serait peut-être intéressant d’interroger le modèle en vigueur dans la partie hollandaise voisine. Or là il semble bien que chez eux, même si les natifs utilisent aussi de façon régulière ce broken English, la seule langue officielle reconnue soit toujours le néerlandais …

    Selon vos préjugés, il faudrait donc admettre que même les bataves, pourtant grands spécialistes du free taxe et du trafic de tout poil, auraient également souscrit à « l’exception culturelle »… à la française ?
    Et quant à supposer que le problème ne se poserait pas à « Friendly Island » si y on parlait le wolof, chacun pourra apprécier à sa juste valeur l’indigence de cet argument si subtilement franchouillard.

    Petites précisions …

    1°/ S’agissant de la reconnaissance de la langue tahitienne, le Conseil d’Etat a annulé par un arrêt datant de mars 2006 une disposition du règlement intérieur de l’assemblée de la Polynésie française autorisant les orateurs à s’exprimer « en langue française ou en langue tahitienne ou dans l’une des langues polynésiennes », estimant que cette disposition était contraire à l’article 57 de la loi organique du 27 février 2004, qui dispose: « Le français est la langue officielle de la Polynésie française. Son usage s’impose aux personnes morales de droit public et aux personnes de droit privé dans l’exercice d’une mission de service public ainsi qu’aux usagers dans leurs relations avec les administrations et services publics. »
    A titre d’exemple, il ferait beau voir régler au tribunal un litige opposant un marquisien à un tahitien autrement qu’en utilisant la langue française, simplement au motif que le tahitien ne comprend pas la langue marquisienne…ce qui dans ce cas n’exclut en rien la nécessaire présence d’interprètes!

    2°/ Si le wolof pratiqué en Mauritanie, en Gambie et massivement au Sénégal, est considéré au même titre que le peul, le mandjak ou d’autres, comme langue nationale dans certains de ces pays…il n’y est nulle part reconnu comme langue officielle.

    JM

    Reply
  5. Brangé

    STOP!

    JM, relisez mon commentaire… où lisez-vous une demande de reconnaissance en tant que langue officielle pour l’anglais? Reconnaitre l’anglais comme étant une langue de St Martin n’a rien à voir avec la langue officielle…
    On n’est pas si cons et nous (enfin je parle pour moi) avons lu la Constitution – comme je le précisais. J’indique également qu’au contraire que le français demeurera la langue officielle…

    En Polynésie Française le tahitien n’est pas langue officielle mais langue reconnue comme une des langues de Polynésie aux cotés du français…

    Sur le second point que vous soulevez… à savoir de quelle langue s’agit il quand on parle d’anglais pour Saint-Martin, question qui se pose effectivement, et vous y apportez des éléments de réponse, je crois que l’objectif est double :
    1) préserver l’identité des saint-martinois dont c’est un des signes les plus forts
    2) s’assurer qu’il soit mieux parlé, lu et écrit et qu’ainsi les enfants dont c’est la langue maternelle, puissent mieux appréhender le français par la parfaite maîtrise de leur langue parlée à la maison – ce qui n’est pas le cas aujourd’hui et participe surement à l’échec scolaire… mais bon je ne suis pas spécialiste de la question.

    Sur le reste je ne réagirais pas les lecteurs « jugeront ».

    Reply
  6. JM

    STOP!
    JM, relisez mon commentaire… où lisez-vous une demande de reconnaissance en tant que langue officielle pour l’anglais? Reconnaitre l’anglais comme étant une langue de St Martin n’a rien à voir avec la langue officielle (1)…
    On n’est pas si cons et nous (enfin je parle pour moi) avons lu la Constitution – comme je le précisais. J’indique également qu’au contraire que le français demeurera la langue officielle(2)…
    En Polynésie Française le tahitien n’est pas langue officielle mais langue reconnue comme une des langues de Polynésie aux cotés du français (3)…
    Sur le second point que vous soulevez… à savoir de quelle langue s’agit il quand on parle d’anglais pour Saint-Martin, question qui se pose effectivement, et vous y apportez des éléments de réponse(4), je crois que l’objectif est double :
    1) préserver l’identité des saint-martinois dont c’est un des signes les plus forts (5)
    2) s’assurer qu’il soit mieux parlé, lu et écrit et qu’ainsi les enfants dont c’est la langue maternelle(6), puissent mieux appréhender le français par la parfaite maîtrise de leur langue parlée à la maison – ce qui n’est pas le cas aujourd’hui et participe surement à l’échec scolaire… mais bon je ne suis pas spécialiste de la question.(7)
    Sur le reste je ne réagirais pas les lecteurs « jugeront ».

    Réponse à Monsieur Brangé (suite & fin) …

    Encore un grand merci pour toutes vos lumières, Monsieur Brangé

    (1) N’ayant jamais eu le privilège de connaître sur ce blog ni votre formulation explicite selon laquelle l’anglais devrait être simplement reconnu  » comme étant une langue de St Martin » ni davantage votre choix de conserver le français en tant que seule langue officielle, nous nous étions essentiellement interrogés sur l’opportunité et la cohérence des observations que vous fîtes au commentaire de Monsieur Trébuchet.

    (2) Si notre questionnement eut l’heur de déplaire au constitutionnaliste averti que vous êtes, soyez assuré qu’en cas de désaccord, il n’est pas dans nos habitudes de traiter nos interlocuteurs de C… En ce sens, nous vous saurions tout autant gré de bien vouloir nous pardonner, s’il y a lieu, l’impéritie de nos remarques et le manque de tact de nos interpellations sans doute jugées par vous trop inquisitoriales.

    (3) La comparaison avec la Pf nous semble bien peu adéquate; le récent arrêté pris par le Conseil d’Etat concernant l’utilisation des langues polynésiennes sur ce territoire doté d’une grande autonomie – sans cesse remaniée depuis 1984 -, montre à l’envie que l’utilisation d’une langue, souvent sous-jacente à celle de sa reconnaissance, y reste encore un problème très délicat.

    (4) Mais M. Brangé, quel anglais souhaitez-vous pour St Martin ? Voilà justement la première et principale difficulté qu’il fallait résoudre ! Car comment soutenir la légitimité d’une demande, sans au préalable avoir clairement défini son contenu ?
    Aussi M. Brangé, apprécierions nous avant tout de connaître votre position exacte sur ce sujet !
    Quant à prétendre que nous aurions pu apporter des éléments de réponse à votre problématique, une telle assertion, loin de nous flatter, nous invite plutôt à l’étonnement … Merci toutefois de bien vouloir nous indiquer quels seraient ces éléments et en quoi ils présenteraient un quelconque début d’intérêt dans cette affaire.

    La suite de notre analyse dépendant notamment de ces informations absentes, nous tenterons malgré tout de commenter de notre mieux « l’objectif double » que devrait permettre d’atteindre, selon vous, ce choix encore non arrêté de la future « langue de St Martin » …

    (5) Le fait de vouloir « préserver l’identité des saint-martinois dont c’est un des signes les plus forts » signifierait dans ce cas le choix de la langue maternelle des natifs, c’est-à-dire ce pidgin appelé broken English. Hormis l’opportunisme politique évident de cette suggestion, son application nous semble au mieux superfétatoire, au pire dangereuse.

    Opportunisme politique et exploitation de l’émotionnel vont de pair pour tenter de convaincre à peu de frais cette partie de la population, que par le simple truchement de la reconnaissance de sa langue maternelle, elle allait se retrouver à nouveau chez elle et donc moins étrangère dans « son île « …
    Superfétatoire, car les locuteurs natifs continueront d’utiliser leur broken English lequel selon les études connues, s’avère suffisant pour communiquer sans difficultés notoires avec des locuteurs de l’anglais « classique ». Il semble tout aussi illusoire de penser que cette mesure encouragerait la jeunesse à étudier cette langue pour l’usage de laquelle elle n’aurait pas plus d’efforts à fournir qu’aujourd’hui, d’autant qu’au plan international elle n’en imagine pas vraiment les limites.
    Dangereuse, car face aux groupes haïtien, dominicain, métropolitain et autres, cette mesure à forte connotation nationaliste risquerait rapidement de se transformer en un ferment d’apartheid où le label « langue de St Martin » ne ferait qu’exacerber de nouvelles inégalités par ailleurs déjà bien établies, selon d’autres clivages, dans cette société fort composite.

    (6) Nous comprenons mal le second objectif. Soit il s’agit de la langue maternelle c’est à dire du broken English et il suffira alors de se référer aux observations faites ci-dessus, soit il faut « s’assurer qu’il soit mieux parlé, lu et écrit »(sic)… et alors vous évoquez sans le dire l’anglais classique qui, en l’état actuel de nos connaissances, n’est nulle part la  » langue parlée à la maison » par les natifs de St Martin …

    Sauf erreur de notre part, il nous paraît que ces deux objectifs certes fort nobles mais incompatibles en l’état, exigeront encore sans doute davantage de travail de réflexion que d’emballement idéologique, si toutefois vous souhaitez voir aboutir une démarche qui soit cohérente.

    (7) La question de l’échec scolaire certainement pour partie liée à l’usage d’une langue maternelle qui n’est pas le français a probablement bien d’autres raisons. En tous cas s’agissant de l’incidence du broken English comme langue maternelle sur l’enseignement de l’anglais classique, des travaux de recherche sont en cours. Des actions dès les petites classes ont été expérimentées par l’Education nationale depuis plus de cinq ans et il faudrait certainement mener une sérieuse et régulière étude de terrain pour en faire le bilan.

    Mais pour autant, serait-il conforme au principe d’égalité de la République que de vouloir traiter prioritairement des difficultés dues au bilinguisme chez les natifs, tout en négligeant celles existantes chez les hispanophones ou les divers créolophones résidents sur l’île, dont les enfants à ce jour y sont scolarisés et demain peut-être des futurs citoyens français à par entière ?

    Dans cette prochaine COM que vous appelez ardemment de vos vœux, pensez-vous que la reconnaissance ou non d’un « certain anglais » (?) comme « langue de St Martin » permettra de mieux répondre aux espoirs d’une jeunesse multiculturelle déboussolée, sans autres référents que ceux de l’argent facile et d’une citoyenneté si tragiquement déficiente….

    JM

    Reply
  7. Brangé

    En réponse pour éclaircissements :

    (1) mes commentaires visent clairement l’assertion suivante de J.T. : « Il semble aussi que dans un avis du Conseil municipal datant de 2001, la demande de considérer l’anglais comme « langue maternelle de St-Martin » sinon en tant que « langue régionale » fut rejetée par l’Etat … en vertu de l’article 2 de la Constitution qui fait que le français demeure la langue officielle de cette collectivité d’outre-mer « à ce jour encore partie intégrante » de la République française ! »

    Encore une fois je réponds non ce n’est pas sur le fondement de l’article 2 de la constitution que le gouvernenement ne souhaite pas reconnaitre dans le texte la langue de st martin mais bien parce qu’il s’agit d’anglais.

    Mon but n’est pas de justifier la reconnaissance de l’anglais… je précisais bien d’ailleurs à cet effet que je ne suis pas spécialiste de cette question « pourquoi reconnaitre l’anglais à St Martin » mais suis plutot en train de devenir celui de « rien ne justifie qu’on ne le reconnaisse pas ou en tout cas pas les arguments avancés… »

    (2) Si notre questionnement eut l’heur de déplaire au constitutionnaliste averti que vous êtes, soyez assuré qu’en cas de désaccord, il n’est pas dans nos habitudes de traiter nos interlocuteurs de C…

    Pas de problème, l’humour est sans doute la notion qui se partage le moins bien…

    (3) C’est bien l’utilisation de la langue qui est contrôlé dans l’arrêt dont vous parlez non pas la reconnaissance… que l’Etat reconnaisse déja l’anglais comme une langue de St Martin, il pourra de la même manière contrôler son usage au sein de la république…

    (4) Cf plus haut je n’interviens pas sur ce point ce n’est pas ma spécialité et je n’ai donc pu qu’exprimer mon sentiment de profane… je ne suis pas d’ailleurs un expert en constitutionnalité… mais juriste qui travaille sur le sujet plus large (que la langue de st martin) de l’évolution statutaire…

    (5)et(6) c’est la vraie question… surtout dans une société qui en 10 ans est passée d’une anglophonie quasi totale à un multilinguisme lié au seuls mouvements de populations massifs qui ont réduit aujourd’hui les « st martinois » – enfin ceux qui étaient là avant le boom économique – à 10-15% de la population totale actuelle… Alors vu de l’extérieur cela passe toujours pour de l’opportunisme politique voire des relents dangereux.

    Mais quel autre territoire – a fortiori de cette dimension – a connu un tel changement? Mayotte!

    Illusoire de penser que maîtriser la langue de communication internationale est une bonne chose…

    (7) sur la question de l’échec scolaire je précisais bien que cela participe, non pas que c’est la cause principale…
    mais quand vous dites « s’agissant de l’incidence du broken English comme langue maternelle sur l’enseignement de l’anglais classique, des travaux de recherche sont en cours. Des actions dès les petites classes ont été expérimentées par l’Education nationale depuis plus de cinq ans et il faudrait certainement mener une sérieuse et régulière étude de terrain pour en faire le bilan. »

    C’est bien la tout le problème… et cela démontre l’impuissance, ou plutot le manque de volonté de faire aboutir la chose demandée depuis des décennies…

    L’égalité de la République violée pour vouloir traiter prioritairement des difficultés dues au bilinguisme chez les natifs, tout en négligeant celles existantes chez les hispanophones ou les divers créolophones résidents sur l’île, dont les enfants à ce jour y sont scolarisés et demain peut-être des futurs citoyens français à par entière ?

    Si vous pensez vraiment cela… l’ensemble de votre propos ne m’étonne plus, c’est votre droit de penser cela… et c’est le mien de penser autrement…

    Encore une fois, je ne cherche à convaincre personne, juste à rectifier le commentaire de trébuchet sur l’article 2 de la constitution.

    Pourquoi vouloir a tout prix lier à la COM ou a la reconnaissance de l’anglais aux espoirs d’une jeunesse multiculturelle déboussolée…

    Ces mesures sont des outils comme d’autres, peut etre mieux adaptés… à St Martin… alors évidemment tout le monde n’en a pas la même image, ni la même volonté de voire évoluer cette île.

    Reply

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