Pas tous les oeufs in the same Basket

H. MARTIN ~ STREET BASKET. COM

Pendant que Roger Masip tire les portraits  de la gendarmette en casquette avec ses deux collègues en doublette , j’écoute Hughes Martin  le RMSG  (Rasta Man de Sandy Ground), venu à la tête de sa bande de jeunes sportifs, pour un tournoi  de « Street Basket » organisé sur le stade central de Marigot. La gendarmette de proximité et sa paire de courts-tifs en Ti’shirt gris ,  ont disposé d’un budget de 4 500 € pour monter cette opération.  

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Faut vous préciser que Roger Masip et moi, on aime bien que la République ne mette pas tous ses œufs in the same Basket.   Libres reporters de terrain et de plume, nous savons que la jeunesse de cette petite collectivité d’Outre-mer n’est pas plus délinquante qu’ailleurs et qu’elle a été stigmatisée ici aussi, par une autorité de la République. 15 000 jeunes, 200 qui font des conneries = salauds de jeunes ? Prévention vaut mieux qu’amalgame et répression. 

 Avec Roger, lorsque le préfet de La glande vociféra  contre « cette jeunesse irresponsable et suicidaire« ,   on s’est dit exactement les mêmes mots que l’adjudant Chombard qui faisait la paire avec Raphaël Clin, lors de la faute hélas mortelle de son collègue un Dimanche matin à 7h 45  : « Quel con, ah quel con ! » 

Il avait peu dormi, il n’était pas zen. Il fut second sur la bande des appels aux urgences. Il a immédiatement rangé le pistolet sorti de l’étui à cause du choc. Pour les minutes suivantes, son témoignage ne peut être qu’émotif. Mais ce qui est certain, il l’a répété devant des motards civils proches du Baobab, c’est ce cri de désespoir qui raisonne toujours dans sa tête :  » Quel con, ah quel con … »

L’homicide est involontaire. Cédric Annicette en heurtant à  plus de 150 Km/h. le gendarme  au centre de la chaussée,  aurait lui-même pu mourir sous le choc de l’accident, si comme l’avait écrit à tord Yves Bordenave ( Le Monde du 24 03 06)  « le motard n’avait pas de casque »

 La mort c’est à elle qu’a pensé Reality à la vue des deux corps inertes . Reality n’aime pas les morts accidentelles. Du signe du poisson, il n’a pas peur de l’eau. Trois fois il a risqué sa vie pour sauver trois noyades.  Alors, ce rasta spirituel a chanté Bob Marley pour accompagner la  » montée au ciel » (Zion) de deux âmes mortes. En écrivant ceci, j’ai parfaite conscience du fait d’être en opposition avec Patrick Quincy ci-devant procureur de la République à Basse Terre, qui considère tout au contraire qu’il y a lieu de l’inculper pour  » outrage, menaces de mort, actes d’intimidation, propos racistes accompagnés d’incitation à la haine raciale« .

Alain Finkel Croute des Rosiers,  devenu « agité du bocal » notoire depuis qu’il s’expose sur la petite lucarne pour commenter à chaud l’actualité immédiate, n’a pas le temps de pratiquer Internet, par lequel j’écoute le Samedi ses « Répliques » sur France Culture.  Informé de la rumeur de St Martin au moment même ou survenait le meurtre d’un juif en France, s’abstenant de vérifier sur un blog local estampillé le monde.fr ,  il  s’est ridiculisé en faisant   » sa folle du logis » comme aurait dit Boileau …  

Dans un livre à paraître, un archicube  qui distingue Négritude et Platitude, l’interpelle sur cette affaire.  Claude RIBBE – Écrivain, Historien, Philosophe  » Les nègres de la République ».

Qui se souvient encore des délires médiatiques de l’époque ? C’était il y a juste un an au moment du meurtre d’Ilan Halimi. Les pages de l’actualité quotidienne se tournent sans retour en arrière et pisse copie pour l’amnésie.  Etant plaçé aux premières loges, j’ai pu comprendre comment, par qui et pourquoi l’opinion publique a été manipulée dans l’Hexagone. Preuves formelles à l’appui de ma thèse. L’erreur professionnelle  a été recouverte par la rumeur de St Martin et les cauchemars d’une veuve effondrée  accusant le personnel hospitalier de se réjouir de la mort d’un blanc.  Elle a également fustigé la hiérarchie dans une intervention non sollicitée pendant la cérémonie mortuaire à la caserne. Le silence a-t-il un prix ?

Le maire quand à lui déclara qu’il porterait plainte contre X … Les paroles d’un renard rusé habitué à ce que les corbeaux lui rétrocèdent une part du fromage, comme l’a si bien expliqué La Fontaine . Le pouvoir a-t-il un prix ?

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La police, aux ordres du  Sarko-cirque , avait livré « Reality »  menotté en Bouc-émissaire idéal au parquet de Basse Terre. Transféré de St Martin sur l’aéroport de Pointe à Pitre en Guadeloupe, au moment même où les caméras braquaient sur le  tarmac l’arrivée de Sarkozy, Ministre de l’intérieur en campagne. Aimé Césaire avait refusé de lui serrer la pogne.  Aimé Césaire a-t-il un prix ?

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Le simple fait qu’un « Dread Locks » portasse le Ti-shirt  « Street Basket » de la Brigade de Prévention de la Délinquance Juvénile, ça sentait bon la  renaissance d’une tradition locale ici perdue depuis quinze ans: la gendarmerie  de proximité.

« On ne paye pas des fonctionnaires de police pour qu’ils jouent au basket avec des jeunes »  déclare le candidat Sarkozy.

Le postulat de base pour se démercatoriser l’esprit hexagonal, si on aborde la question juvénile sous nos latitudes, c’est le contexte géographique d’une île confetti sous  alizés tropicaux. Rien à voir avec la violence sans espoir de l’impasse des surnuméraires des banlieues des zones urbaines continentales.  Ici (dans la région Caraïbe) les flux humains régionaux, « c’est pas comme chez-nous ». 

Par exemple, avec les enfants haïtiens, l’ascenceur social fonctionne  parfaitement par leur réussite scolaire dans les écoles laïques et gratuites de la République française en Amérique.

It’s a good surprise me déclare H. Martin, visiblement satisfait par cette initiative venue d’en haut. Puis il m’explique ses « Golden Rules » de l’éducation  Rasta, celles qu’il transmet pour donner la bonne discipline de vie à ses cadets.  Le Maire était venu serrer les pognes à l’heure de la remise des trophées.  Mais une cérémonie de clôture se déroulant dans l’obscurité et sans micro audible. Même pas capable de fournir la lumière et l’électricité dans  le stade  central, au terme de la journée des playgrounds organisée par la Brigade gendarmique de Prévention de la délinquance Juvénile.

Flagrant décalage  entre les capacités d’initiatives de trois gendarmes formés pour travailler en réseau  et la majorité des élus municipaux  majoritairement incompétents pour manager une gestion coordonnée du bien public .

La vérité incontournable, c’est l’échec pour la prise en compte de notre jeunesse dans le pilotage du Contrat Ville 2oo0 /2oo6 . Vérité dissimulée à cause d’une presse locale complice par son lourd silence. Aucun journaliste encarté  n’ose prendre la liberté de plume pour informer correctement ses lecteurs, lors des moments importants de notre vie locale.

L’as du copié/ collé, nouveau rédacteur en chef du plus gros tirage francophone local gratuit ne connaît pas l’enquête approfondie qui défrise. Il préfère sucer les gâteries dans les salons. La mèche à reluire. Tri selectif des ordures : poubelle.

Jabiru tu exagères  à vouloir faire le ménage. Balaye déjà devant ta porte : c’est ça ton soit-disant esprit de tolérance ? 

 – C’est vrai, parfois je pense que je devrais supprimer quelques coup de bec, mais je n’y arrive pas toujours. C’est à cause des conneries sans éthique. Le  grand bec, c’est dans ma nature, la spontanéité de la franchise. Et puis ces journaleux sont aptes à se défendre, le droit de réponse et de Tribune sont disponibles. 

 Arlindo  Dos Santos dans sa tribune citoyenne du 15 fevrier :  Questions ouvertes aux portes de l’avenir exprime un point de vu à la loupe, sur  Le Radeau des médusés que Jacques Marchand nous a tendu en miroir dans une Tribune citoyenne précédente. Avec ces deux dernières contributions, l’agora électronique du forum citoyen commence à prendre belle allure.

La liberté d’expression citoyenne a-t-elle un prix ?

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La réalité au jour d’aujourd’hui, ici et maintenant, pas plus tard que ce matin : c’est  toujours le vide dans mon village à French Quarter pour la programmation du traitement des liens sociaux et principalement l’occupation de l’espace-temps extra scolaire de la jeunesse. Club de prévention fermé et vandalisé, animation de la Mjc = zéro pointé. Aide à la troupe des scouts, va te faire foutre . Le bureaucrate roule en 4  x 4 !

 b-125.1172813452.jpgRevenons à H. Martin. Un grand frère rasta qui  a commencé  dans le  street-basket à 15 ans. Personne  au gouvernement (  le peuple nomme ainsi la mairie )  ne lui a jusqu’à présent offert la  considération, ni même un centime d’euro  pour racheter des filets neufs. Aucune proposition de revenus pour le temps  qu’il consacre chaque semaine à l’animation du Sandy playground. 

Ils  ont ramené les coupes des vainqueurs, les médailles  du tournoi de la gendarmerie et des ballons neufs. Symboles  utiles pour « gendarmerie.com » tant l’image de la gendarmerie nationale est détériorée  ici par les bavures  des morsures que Dog Man a semé quand il chasse avec son chien.

Ne pas se faire haïr par la jeunesse, diminuer une certaine hostilité , conquérir un changement d’image,  tout reste à construire, sous le manteau partagé de St Martin . com 

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 Définition de l’Acteur de Terrain : Joyeux drille de la street life, agissant loin des méandres feutrés et climatisés de la bureaucratie administrative, celle-ci pose rarement les doigts dans le cambouis. Les bureaucrates en chemin croquent un morceau de la Poule aux oeufs d’or. L’acteur de rue, mesure in fine l’effectivité du « Contrat Ville » aux nombres de fifrelins qu’il a reçu, poils au cul !

Lewest Williams alias « Steel »  dirige le Comité de Basket local. St Martinois de 30 ans, scout toujours prêt formé à servir et faire de son mieux par Raoul le facteur, devenu animateur territorial il perçoit le Smic et gère une subvention annuelle de 15 000 € pour faire fonctionner le Basket dans les quartiers.  Quand aux éventuels adultes-relais et autres éducateurs de rue,  l’adjudant Jean Marie Thévenet est formel dans son constat. En six mois, il a vite rejoint notre point de vue : c’est presque le quasi néant !

 Daniel Gumbs, adjoint au maire, avait initialement la charge politique de ce dossier capital. Six ans après, cet incapable notoire, pour  récompense  a reçu de Renard rusé  une part du fromage avec la présidence de l’Aéroport de Grand Case. C’est pas ça qui le faira décoller, ni s’excuser d’avoir mis tous les lycéens à midi à la rue, sans bus ni cantine scolaire… Pour le tri sélectif des ordures: poubelle. Sinon ? Changez les mêmes et ça recommencera !

Diagnostic  sur l’aptitude municipale à la conduite d’un projet territorial d’accompagnement des besoins extra-scolaires de sa jeunesse : 5 s/ 20 ( sauf preuves contraires du rapport d’Audit final) 

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Alors, avec ce con de Roger, pour que les jeunes soient écoutés, on va porter leurs voix .  Des vieux cons comme nous, ça va bien se régaler de rajeunir  la cause citoyenne pour la génération de ces jeunes connards suicidaires et irresponsables … comme les  a péremptoirement qualifié le préfet  Paul Girot de Langlade, haut fonctionnaire de la République , spécialiste notoire du peuple antillais et de la jeunesse caribéenne en particulier.

Généralement ce genre de propos, peut provoquer ipso facto le courrou coucou d’un corbeau attentif, qui va m’insulter genre :  » Grand con de Jabruti, jusqu’à quand vas-tu t’arrêter à nous faire croire, avec tes raisonnements de merde, que ça va sauver la jeunesse que d’écouter des Rastas tous plus drogués les uns que les autres ? « 

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Un autre con a laissé ses traces dans les latrines sous préfectorales du Marigot, c’est le s/ préfet Latron. Celui-là avait empêché les courses de motos en posant des étrons  durs très constipés  sur la ligne droite de Grand Case. Ça  nous casse toujours les couilles ou les ovaires ainsi que les amortisseurs .  C’est à lui que j’avais pensé le Dimanche matin après l’accident mortel de Raphaël Clin. Il a supprimé les courses de motos , mais pas l’importation de grosses cylindrées, ni les poussées d’adrénaline des adeptes de la vitesse. Responsable mais pas coupable…

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Trois ans en mission, trois petits tours  et puis s’en va, en se gaussant de ne pas avoir rencontré de conscience collective. Généralement, les citoyens quand on les enmerde, ils n’ont pas la mémoire courte. Je me souviens qu’un autre roitelet de préfecture avait conchié ceux qui pensaient à leur tiroir -caisse. Pour un haut-fonctionnaire dont les revenus sont budgétisés par le Trésor Public, y’avait pas plus méprisant que de tels propos tenus contre des contribuables agents économiques du secteur concurrentiel.

Le sous-préfet Michaud, qui cause même pas l’anglais , a dit à Justin Annicette «  ils m’ont encore tué un gendarme ». La dignité a-t-elle un prix ? Une réponse est disponible concernant   Alliot-Marie & le Képi d’Annicette. Sous-préfet transparent  parti en retraite  sans  dire au revoir, ce qui lui a évité de nous dire encore des conneries.  Mahi Mahi  !

Welcome à Dominique  Lacroix nommé préfet délégué 2° classe. Il vient du cabinet de François Baroin au ministère de l’Outre Mer,  il y était directeur adjoint depuis Juillet 2oo5 sous J.C.

Il va  préparer la transition vers la mise en œuvre complète du nouveau statut. Chargé des questions relatives aux îles de Saint-Barthélemy et de Saint-Martin, sous l’autorité du préfet de la Guadeloupe, ce haut fonctionnaire sera chargé de mettre en place les nouvelles institutions.

 Il engagera également la réorganisation des services de l’État en fonction des enjeux politiques, économiques et sociaux locaux. Il exercera en outre les missions qui revenaient jusqu’alors au sous-préfet d’arrondissement.

Sa réputation est connue, c’est un bosseur et ça va mouliner. Pas comme Michaud en  pré-retraite anticipée, se tournant doucement les pouces des doigts de pieds pendant ses longs WE tranquilles à St Barth.

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 Acteur de terrain cherche sponsor

pour création d’emplois indispensables à l’ordre social.

LES MERES PLEURENT QUAND LEURS FILS VONT EN PRISON

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9 thoughts on “Pas tous les oeufs in the same Basket

  1. Shaun Murphy

    Je me demande bien comment vous allez vous y prendre pour défendre les jeunes… à suivre…

    Je ne suis pas certain qu’il n’y ait pas eu de démarche d’audit final du contrat de ville… à suivre…
    De toutes façons, ce contrat de ville sera remplacé par un CUCS (contrat urbain de cohésion sociale)… à suivre… je pense en effet qu’il faut faire preuve d’urbanité pour assurer la cohésion sociale…
    Tu les caractériserais comment, « l’urbanité » et la « cohésion sociale » à SXM ?

    Je crois que ton blog gagnerait en contenu avec un post où tous les rapports publics – audits et évaluations – seraient en ligne… et ouverts aux commentaires… je ne sais pas ce que j’ai en ce moment, mais j’adore lire tous genres de rapports publics bien faits…
    « la société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration », article 15 de la déclaration des droits de l’homme.
    en 1789, yaveh pô internet

    mon avis personnel, c’est que tout ça c’est du pipi de chat, car quand le chat n’est pas là, la SEM se marre.

    Petit rappel extrait du rapport de la CRC Guadeloupe sur la période 1985-1996 pour la SEMSAMAR

    « Le Directeur Général de la SEMSAMAR exerce son pouvoir de façon solitaire. Cinq ans après que le conseil d’administration ait envisagé le recrutement d’un adjoint au Directeur Général, la société a embauché en janvier 1998 un cadre pour occuper ce poste.
    Jusqu’à présent le directeur général n’a pas entendu déléguer à aucun de
    ses cadres une part ce pouvoir. Dans le cas de la SEMSAMAR, un tel type de gestion pourrait, compte tenu de la multiplicité des activités et des lieux d’exercice, se révéler dangereux et néfaste pour la vie de l’entreprise. En effet, toute absence prolongée du Directeur général ne permettrait pas la continuité de la société dans de bonnes conditions.

    Il est à remarquer également que le Directeur général est autorisé par le conseil d’administration à s’absenter de Saint-Martin trois jours par semaine pour l’activité de la SEMSAMAR en Guadeloupe continentale mais également pour ses autres activités comme celle qu’il a exercée en tant que conseiller technique de la Présidente de la Région Guadeloupe.

    5.2 – L’analyse des services.

    La SEMSAMAR ne dispose pas à la date du contrôle de responsable de l’administration générale, ni de chefs de service juridique du personnel ou des finances. Ces diverses fonctions étaient assurées par le Directeur Général lui-même, aidé par sa chef comptable et de prestataires de
    services extérieurs à l’entreprise  (…)

    5.3 – Les irrégularités en matière de versement d’indemnités logement et de remboursement de frais.

    Au cours du présent contrôle, il a été relevé que les cadres principaux de la société percevaient une indemnité de logement non déclarée comme complément de revenus soumis aux charges sociales. Il conviendrait que la SEMSAMAR déclare à l’avenir les sommes ainsi soustraites au paiement des charges sociales.

    La chambre a également noté les irrégularités suivantes dans le remboursement de frais :

    paiement de billets d’avion et de frais d’hôtel pour le compte du maire de Saint-Martin, simple administrateur de la SEMSAMAR ;

    remboursement de prestations ou de produits comme la location d’un cabriolet dans le cadre d’une mission à Paris (1 529 F par jour) ou l’achat de cigares Havanes à titre de cadeaux ;

    remboursement de la note de téléphone du domicile personnel du directeur général alors que l’abonnement n’est même pas à son nom, sans que le conseil d’administration de la SEMSAMAR ait autorisé un tel remboursement.

    De façon générale, l’ensemble des factures justificatives des frais de déplacement du directeur général ne portent aucune mention des missions effectuées ni des personnes invitées.
    L’ensemble de ces frais de déplacement pourrait donc être considéré comme des compléments de revenus soumis aux charges sociales. (…)

    Après avoir construit mille logements, la SEMSAMAR supporte un endettement de 576 millions de francs pour 56 millions de fonds propres. Les projets de construction votés par le conseil d’administration tendant à tripler son parc, porteront son endettement à plus d’un milliard et demi
    de francs, toujours à comparer à des fonds propres de 56 millions de francs. Compte tenu des charges d’emprunts dus à l’augmentation de son endettement, la société pourrait voir sa situation financière fragilisée en cas d’éventuelle baisse de ses encaissements de loyers qui ne lui permettrait pas de couvrir lesdites charges financières. La SEMSAMAR aurait donc intérêt à adopter une stratégie à long terme en matière de logements sociaux ce qui supposerait la mise en place dans les meilleurs délais d’une planification à long terme de ses activités ainsi que d’un contrôle de gestion rigoureux avant d’entreprendre de nouvelles opérations de construction.

    Par ailleurs, le mode de rémunération du directeur général n’est pas neutre en matière de stratégie de l’entreprise. En effet, le conseil d’administration lui a attribué une participation aux bénéfices après impôt, d’un montant de 10 %. Ce montant de participation inhabituellement élevé pourrait conduire le directeur général à faire valider par son conseil d’administration une stratégie présentée comme favorable pour la société alors qu’en fait elle l’est surtout pour son propre intérêt.

    Ainsi la légèreté des structures de la SEM présentée comme un facteur important de réactivité de la société permet également de substantiels bénéfices dont 10 % reviendront au directeur général.

    De la même façon, le directeur général a tout intérêt à ce que la société ne paie aucun impôt, même s’il existe des risques dans des opérations de défiscalisation comme l’achat d’avions, opérations par ailleurs, très étrangères à l’objet de la société, voire à son intérêt.

    Enfin, multiplier le plus rapidement possible les opérations de construction de logements sociaux, peut permettre une
    augmentation des bénéfices les premières années mais se révéler risqué à long terme pour une société dont la structure financière est encore légère alors qu’elle devra faire face à une augmentation des charges d’entretien des immeubles et à des risques accrus d’impayés et de vacances de logements.

    Le conseil d’administration de la SEMSAMAR aurait donc intérêt à réfléchir dès à présent sur les possibilités de rendre le mode de rémunération de son directeur général plus neutre au regard des décisions stratégiques devant être prises par la société. »

    Extrait du rapport de la CRC sur la région Guadeloupe (1999)

    « 3.3.2 : Le recrutement comme collaborateur de cabinet de M. Jean-Paul FISCHER , directeur général de la SEMSAMAR :

    M. FISCHER a été recruté par arrêté de la présidente de la région en date du 15 avril 1993, comme collaborateur de cabinet, pour servir en qualité de chargé de mission auprès de l’agence du développement et des fonds européens de la Guadeloupe.

    L’arrêté de nomination vise les dispositions du décret 87.1004 du 16 décembre 1987 relatif au statut des collaborateurs de cabinet.

    La rémunération de M. FISCHER est fixée au montant brut mensuel de 28.000 F augmenté de l’indemnité de vie chère, soit un total de rémunération brut de 39.200 F. L’arrêté prévoit la prise en charge par la Région des frais de déménagement de l’agent concerné de son ancienne à sa nouvelle résidence.

    M. FISCHER a exercé effectivement les fonctions de collaborateur de cabinet du 1er mai 1993 jusqu’à la fin du mois de février 1994.

    Préalablement à son recrutement par l’autorité régionale, M. FISCHER occupait les fonctions de directeur général de la SEMSAMAR, fonctions dont il n’a pas été déchargé à l’occasion de son embauche par la Région.

    La direction de cette société d’économie mixte dont la production s’est élevée à 20 millions de Francs en 1993 et 33 millions de francs en 1994 ne pouvait donc pas être considéré, ainsi que le soutient M. FISCHER, comme une « activité accessoire ». Ce dernier percevait d’ailleurs à ce titre une rémunération brute mensuelle de 58.788 francs porté à 60.551 francs à compter du 1er janvier 1994, ce qui correspond à un emploi de direction générale de société d’économie mixte à temps complet.

    M. FISCHER a donc exercé simultanément du 1er mars 1993 jusqu’à la fin février 1994 deux emplois à temps complet au sens des décrets des 29 octobre 1936, 8 septembre 1964 et 20 mars 1991 relatifs au cumul d’emplois publics dans la fonction publique territoriale, ce qui est interdit par l’article 25 de la loi n° 83.634 du 13 juillet 1983 et par les textes réglementaires susmentionnés. Comme il a été rappelé plus avant, deux traitements distincts lui ont été versés pour l’exercice de ces deux emplois à temps complet, l’un par la SEMSAMAR pour un montant brut mensuel de 58.788 Francs, soit un montant de rémunération brut mensuel cumulé de 97.988 Francs, porté à 99.751 Francs au 1er janvier 1994.

    Au surplus, l’article 25 de la loi du 13 juillet 1983 précitée prévoit également que « les fonctionnaires ne peuvent prendre, par eux-mêmes ou par personnes interposées, dans une entreprise soumise au contrôle de l’administration à laquelle ils appartiennent ou en relation avec cette dernière, des intérêts de nature à compromettre leur indépendance ».

    Or, la SEM concernée a toujours été un partenaire privilégié de la région Guadeloupe pour la réalisation de nombreuses opérations dans lesquelles elle est intervenue en qualité de mandataire ou prestataire de services. Le collaborateur de cabinet concerné reconnaissait lui-même en séance du conseil d’administration de la SEMSAMAR du 23/12/92 à laquelle il participait en tant que directeur, que la collectivité régionale faisait partie des « principaux interlocuteurs en termes de recettes » de la SEM ; et déclarait dans la séance du 2/4/92 que « c’est une chance pour celle-ci qu’il puisse avoir des fonctions au conseil régional, car il sera bien placé pour faire avancer les dossiers et obtenir des subventions ».

    Dans les conditions présentes, il est donc légitime de douter de l’ « indépendance » véritable de cet agent, dans l’exercice de ses fonctions de collaborateur de cabinet.

    La chambre fait remarquer à la Région qu’employer le dirigeant d’un de ses principaux prestataires non seulement n’est pas de nature à lui permettre d’obtenir de sa part des conditions de prix intéressantes mais de plus ne peut que réduire ses possibilités de choix dans le domaine de la délégation de maîtrise d’ouvrage. »

    Extrait du rapport de la CRC (1999) sur l’Office du Tourisme

    « L’examen des charges de fonctionnement fait ressortir une augmentation des dépenses de personnel : ce poste de dépenses est passé de 492 712 F au 31 décembre 1993 à plus de 1 700 000 F au 31 décembre 1996, soit une augmentation de près de 250 % en trois ans. L’entretien du 2 juillet 1997 a permis de constater qu’aucun employé de l’office n’était titulaire du BTS de tourisme.

    Le directeur de l’office est un salarié de droit privé. Il a été
    recruté par le syndicat d’initiative en 1990. A l’origine il percevait un
    salaire mensuel de 14 000 F et une indemnité de logement de 32 000 F par an. Lors de la fusion absorption son salaire a été fortement augmenté. Au 31 décembre 1996, le directeur recevait un salaire mensuel de 25 850 F auquel s’ajoute une indemnité de logement de 88 800 F par an.

    C’est donc à bon droit que certains membres du conseil attirent régulièrement l’attention des dirigeants de l’office du tourisme sur le risque de bureaucratisation de la structure. Le rôle de l’office étant la promotion de l’île, les charges de personnel doivent impérativement être maîtrisées pour assurer cette mission.

    4 – Frais de déplacement et de réception.

    Les frais de déplacement qui s’élevaient au 31 décembre 1993 à 167 970 F sont passés à 472 103 F au 31 décembre 1996 soit une augmentation de 181 % en trois ans.

    Les frais de réception, quant à eux, sont passés de 35 308 F au 31 décembre 1993 à 249 000 F au 31 décembre 1996 soit une augmentation de 605 % en trois ans. (…)

    Au total, il convient de remarquer que bien que l’Office du tourisme de Saint-Martin ne soit pas un organisme considérable, il n’en reçoit pas moins, chaque année, une dizaine de millions de francs de subvention communale, à laquelle il faut ajouter la mise à disposition de 14 agents, des locaux qui l’hébergent, leur entretien et les factures en eau et électricité qui leur sont liées. C’est donc en fait plus de 15 MF que son office coûte à la commune.

    On ne peut donc que déplorer que ce dernier ne respecte aucune des formalités imposées par les textes qui régissent le fonctionnement de ce type d’organisme concernant les réunions du conseil d’administration, les assemblées générales statutaires, l’établissement des procès-verbaux, le compte d’emploi des subventions, l’encaissement des cotisations, la passation de conventions avec la commune…

    On peut s’interroger par ailleurs sur les résultats obtenus par l’Office, puisqu’aussi bien n’existe, pour les évaluer, aucun instrument de mesure. Ce qui est certain, c’est que, années après années, les frais de personnel ont enflé, sans que pour autant la qualification de ce dernier se soit améliorée. L’étrange emprunt à la Banque Eurafrique, l’accroissement constant des frais de déplacement et de mission viennent ajouter à la perplexité. Celle-ci ne pourra être levée que par la volonté active de la commune de remédier rapidement à toutes les dérives constatées. »

    Extrait du rapport de la CRC sur l’association APESM

    « 7 – Critères d’attribution des bourses discutables :

    Les critères d’attribution des bourses aux jeunes Saint-Martinois sont très flous, car non soumis à des conditions de ressources de la famille des étudiants. L’absence de convention entre l’A.P.E.S.M. et les étudiants bénéficiaires de bourses n’est pas très incitative au retour à Saint-Martin des étudiants bénéficiaires, ni au développement des qualifications professionnelles manquantes à Saint-Martin, pas plus qu’à l’obtention de résultats satisfaisants aux examens préparés la première année. La chambre régionale des comptes de Guadeloupe fait remarquer enfin que la commission d’attribution des bourses est entièrement composée de conseillers municipaux et d’agents communaux ce qui laisse planer un doute quant à la marge de manoeuvre dont peut disposer l’association par rapport aux décisions de la commune.

    8 – Gestion de fait de dépenses imputables aux responsables de l’A.P.E.S.M. du fait du paiement de salaires par l’association à des étudiants recrutés et employés par la commune.

    Cette action a été engagée à la suite de la volonté de la commune d’occuper les jeunes pendant les vacances. Il n’y a pas eu de contrat établi
    entre celle-ci et les jeunes. Le recrutement, à l’origine, était assuré par le service du personnel, puis confié au service Relations Publiques. L’A.P.E.S.M. n’en assure actuellement le paiement que pour des raisons pratiques, selon le Président de l’association.

    L’association a ainsi pris en charge le paiement des salaires des
    étudiants recrutés par la collectivité durant les vacances scolaires pour un montant annuel de 130 000 F au titre des exercices 1991, 1992, 1993, 1994, 1995, 1996 soit 780 000 F au total.

    L’A.P.E.S.M. paie donc des dépenses incombant à la commune ce qui pourrait entraîner une déclaration de gestion de fait des dépenses imputables aux responsables de l’association.

    9 – L’A.P.E.S.M. : association transparente.

    L’A.P.E.S.M. dont le principal responsable est un élu de la commune, dispose de ressources quasi exclusivement communales et qui exerce des activités relevant normalement de la compétence de la commune, présente les caractères d’une association transparente. De ce fait, les deniers de l’A.P.E.S.M. conservent un caractère public et leur maniement par les responsables de l’A.P.E.S.M., pourrait entraîner une déclaration de gestion de fait à leur encontre.

    10 – Dissolution de l’A.P.E.S.M. :

    La chambre régionale des comptes prend acte de la volonté manifestée par le Président de l’A.P.E.S.M. de procéder à la dissolution de son association à la fin de la présente année scolaire, après transfert des activités de l’A.P.E.S.M. au centre communal d’action sociale pour les bourses attribuées aux étudiants et au service du personnel de la commune pour le paiement des salaires des étudiants employés par la commune. »

    Bons Xanax !!!

    =============================

    @ Shaun Murphy

    Le Xanax traite l’angoisse et l’anxiété, peut entraîner une dépendance. Il augmente l’action cérébrale de l’acide gamma amino butyrique, un neurotransmetteur inhibant l’activité cérébrale. Je préfère me copier collé Mother Nature dans du papier OCB. Ce blog n’est pas chimique, il est cannabique. Le Jabiru est hyctiophage et frugivore. Mahi Mahi, moi blanc mangé coco.

    Du temps où j’achetais Quai Voltaire les rapports officiels de la Documentation Française, je me souviens que la jalousie de la mère de mes enfants voulait savoir qui était  cette  » Françoise Documert »  régulièrement inscrite sur talons de chéquier  !

    Pour les références de rapports officiels sur Internet, tu as raison, c’est quand même formidable d’avoir le Oueb aujourd’hui. Dans mon site commercial ils seront mis en ligne.  C’est une bonne proposition. Actuellement, le plus complet pour les liens avec des rapports institutionnels c’est  le site de mon ami Pierre Branger. La loi qui vient d’ête votée sur St Martin.com incite à ce que le futur conseil territorial communique avec les techniques modernes. Il faudra donc exiger la mise en ligne des données permettant le contrôle citoyen.

    Sur Fisher l’Alsacien. Il faut quand même préciser que c’est le seul sur place qui sait comment monter les dossiers pour financer les projets collectifs. Son savoir-faire autocratique a quand même permis de reloger convenablement les jacobins noirs. Il nous dit êre  également  « poète, homme de coeur qui peint pour soulager la misère du monde. Il  indique organiser et s’impliquer sans limites dans de nombreuses actions humanitaires en faveur notamment des enfants d’Haïti, des réfugiés du Panshir. Il se déclare militant pour l’égalité, les droits de l’homme et la liberté pour nous tous. »

    Pour le reste ne soyons pas des citoyens naïfs. Le fric, c’est chic, quand tu as les cordons de la bourse tu peux Etre et Avoir. Le pouvoir d’en jouïr au sommet de Babel St Martin.  Albert Fleming, le renard rusé est discret sur sa fortune personnelle, tandis que le toit de la MJC de French Quarter a des fuites d’eau et que ça disjoncte quand on branche la climatisation.

    Comment faire pour que ça change ?  D’abord faire le tri sélectif des ordures, en chassant tous les renards qui  mangent la Poule aux oeufs d’Or.

    Jab

    Reply
  2. Kasayekaoha

    Attention aux effets secondaires du Xanax…

    La première partie de votre texte a déjà été reproduite in extenso sur ce blog par votre serviteur. Dans son commentaire du 18 octobre 2006, intitulé « UN EXEMPLE DE BON FONCTIONNEMENT DE LA DEMOCRATIE », Kasayekaoha répondait notamment aux observations de M. Ali Laggoune, en précisant que ses sources provenaient en outre d’extraits d’un rapport de la Chambre Régionale des Comptes Guadeloupe Guyane Martinique du 06/12/1999…

    Reply
  3. Shaun Murphy

    Ok ok,
    j’alternerai Xanax, Tranxène, Valium et de temps en temps un pot-pourri…

    Désolé de ne pas avoir tout fouillé…
    je me ferai une piqure de rappel à base d’ectasys pilés de temps à autres

    Démocratiquement vôtres

    Reply
  4. Shaun Murphy

    @ Kasayekaoha
    Fort intéressant votre texte… même sous l’effet de psychotropes divers et puissants…
    Bon. J’espère ne point vous avoir froissé outre mesure, entre autres.
    Mais en parlant de vous à la troisième personne, ne souffririez-vous donc pas d’un dédoublement de personnalité ? Ou prenez-vous comme moi des anesthésiants pour grands animaux (type kétamine) qui permettent une disjonction du corps et de l’esprit (expliquant donc quelques troubles dans la perception) ?
    Ou de dormir après un cocktail coke-ecta-speed…

    PS: j’avais adoré « Pas de nègres à Espinat », surtout la conclusion

    Pas de Nègres à Espinat (Gérard Davet, Le Monde du 13-10-2006)

    « Clément aura 13 ans le 19 octobre et il n’a plus de maison. Clément vit dans un bungalow, à quelques kilomètres de Clermont-Ferrand, et il frissonne de peur, chaque matin, quand ses parents partent travailler. Dans la nuit du 25 au 26 septembre, son père, François Philippe, l’a découvert prostré, sur son lit, tandis que de hautes flammes dévastaient le pavillon familial d’une superficie totale de 439 mètres carrés. Aujourd’hui, il ne reste plus grand-chose de la bâtisse. Mais l’incendie a épargné les inscriptions qui se détachent, en grandes lettres noires, sur les façades avant et arrière : « SALE NÈGRE », « NEGRO TU VA CREUVE » et « BATAR ». De temps à autre, des curieux s’aventurent à Espirat, petit village de 315 habitants, au coeur de la Limagne, et jettent un oeil avide sur la maison en ruine, dont l’entrée est barrée par un ruban jaune de la gendarmerie.

    François Philippe, 43 ans, ne supporte plus les badauds, les questions pressantes, les regards lourds. Quand il marche dans les débris calcinés de ce qui fut sa maison, il baisse la tête. Ecarte du pied un vélo d’enfant. Effleure de ses mains noueuses un parpaing noirci. Il aimerait comprendre. François Philippe est métis, né d’un père malgache et d’une mère anglaise. Technicien dans un bureau d’études, il dit n’avoir jamais souffert du racisme. Jusqu’à ce dimanche de mai 2003, quand tout a commencé.
    C’était le jour de la Fête de la pierre et du vin. Le vieux fort du village était paré de mille couleurs, et les gamins couraient dans les ruelles. Venu d’un village voisin, François Philippe construisait, seul, sa maison, depuis 2002. A mains nues, un peu à l’écart de la départementale qui traverse Espirat. Charpente, menuiserie, plomberie, électricité, il s’occupait de tout. C’était son rêve, son bonheur promis, pour héberger sa deuxième femme, Véronique, et Clément, né d’un premier mariage. Deux chambres avaient même été prévues à l’étage pour accueillir des enfants de la Ddass.
    « Dans la matinée, se souvient François Philippe, j’ai découvert une feuille de papier, type A4, posée sur une truelle. Des lettres avaient été découpées dans un journal, puis collées sur la feuille. Ça disait : « PAS DE NÈGRE À ESPIRAT, PREMIER AVERTISSEMENT. » Je n’ai pas compris, j’ai cru à une plaisanterie. Il n’y avait aucune raison de mal m’accueillir, ici. Mais je suis quand même allé à la gendarmerie, pour faire une main courante. Ils ont conservé le mot. Moi, je n’avais jamais eu de problèmes en France. A Espirat, je n’avais senti aucune animosité, j’étais venu ici pour la tranquillité. »
    L’affaire en reste là. Les gendarmes ne s’inquiètent pas outre mesure, pas plus que le maire, Daniel Rousselot. « Que pouvait-on faire de plus, dit aujourd’hui l’élu. Les gendarmes ont fait ce qu’ils ont pu, avec leurs moyens. » Pendant trois ans, il ne se passe plus rien. François Philippe continue à bâtir son rêve, pierre après pierre, la maison sort de terre, le couple et l’enfant s’installent dans les chambres.
    Chaque week-end, chaque soir, l’homme travaille sur le chantier. Il choisit les meilleurs matériaux. En guise de poutres, il achète de gros rondins à Saint-Flour, qu’il fait sécher pendant trois ans avant de les placer avec soin, dans le salon. « Je n’ai pas pris de vacances pendant trois ans, ni ma famille d’ailleurs. Cette année, seulement, on a réussi à partir une semaine, à Noirmoutier. »
    Un jour de février 2006, Véronique Philippe, Clément à ses côtés, ouvre la boîte aux lettres. François Philippe ne se rappelle plus vraiment la date. Il se souvient seulement que c’était la semaine où Youssouf Fofana, le chef autoproclamé du « gang des barbares de Bagneux », responsable du meurtre d’Ilan Halimi, s’était enfui en Côte d’Ivoire.
    Dans une enveloppe, une feuille A4, à nouveau. Toujours ces lettres, découpées dans un journal. Et ce mot : « LES NÈGRES AU BÛCHER, DEUXIÈME AVERTISSEMENT. » Désormais, la famille vit dans la peur. Une plainte est déposée. « Le petit était terrorisé, il pleurait tout le temps. Il y avait un tas de bois derrière la maison, je l’ai déplacé. « Les nègres au bûcher », on avait compris ce que ça voulait dire. Et chaque soir, je laissais mon tuyau d’arrosage prêt, au cas où. C’était dur à vivre, on ne parvenait pas à palper la chose qui nous voulait du mal. »
    La famille vit repliée sur elle-même. Le village ne sait rien de ce drame intime, ou feint de l’ignorer. Arrive mai 2006, la France fête la commémoration de l’abolition de l’esclavage.
    Un matin, à 6 heures, en rentrant de son travail, Véronique Philippe regarde sa maison, écarquille les yeux, les bras ballants. Dans la nuit, les inscriptions racistes ont été dessinées sur la façade. A l’arrière, une croix a été peinte sur un mur, surmontée de trois points. Cette même croix est dessinée sur le pare-brise de la vieille 406 de François Philippe, à hauteur du conducteur. « J’ai tout de suite pensé au Ku Klux Klan, indique François Philippe, les trois points, c’était pour ma femme, mon fils et moi. » Au boulot, ça va mal. La situation pèse sur son moral. « Je ne dormais plus, je multipliais les bêtises, j’ai même eu un blâme. Je me sentais responsable de tout ça. Et puis j’ai fini par en parler à mes collègues. »
    Les gendarmes pataugent. Pas facile de cerner l’adversaire invisible. Ils épluchent le passé de François Philippe, ne lui découvrent aucun ennemi. Auditionnent à tour de bras. Sans résultats. Le 11 septembre, trois carreaux de la maison sont brisés, deux à l’étage, un au rez-de-chaussée. Quinze jours plus tard, c’est le drame. « Vers 3 heures, le 26 septembre, j’ai été réveillé par une explosion. Je me suis levé, j’ai vu que le garage et le toit de la maison étaient en feu, ça sentait l’essence dans le salon. J’ai couru voir mon fils, il était assis sur son lit. On a couru dehors, j’ai eu le temps de prendre mon portefeuille, mes clés de voiture. Dire que le soir même, Clément m’avait dit : « Papa, il y a quelqu’un dehors. » Il était en crise, il pleurait, je ne l’ai pas cru. » De la maison du voisin, en pyjama et en claquettes, il voit sa vie s’envoler en fumées noirâtres. Son fils à ses côtés, en larmes, son jouet préféré arraché aux flammes dans les bras.
    Espirat vit maintenant à l’heure de la suspicion. Les assurances ont relogé la famille à l’écart, dans un petit bungalow en bois. Les Philippe ont pris un avocat, Me Gilles-Jean Portejoie. « Cette affaire est révélatrice d’un climat, pense celui-ci, la déshumanisation touche aussi le tissu rural, et le racisme pousse sur ce terreau. » Le parquet de Clermont-Ferrand s’est décidé à ouvrir une information judiciaire le 2 octobre pour « destruction volontaire par incendie  » aggravée par les circonstances que « les faits ont été commis en raison de l’appartenance à une race ». « Les différents incidents et menaces dont cette famille a été victime sont de nature à faire penser que cet incendie, s’il est bien criminel, peut être lié à une démarche raciste « , explique, prudent, Michel Valet, le procureur de la République à Clermont-Ferrand, qui assure avoir débloqué des moyens pour l’enquête.

    Mais les indices sont maigres. Le « corbeau » ne semble pas avoir laissé de traces d’ADN sur les lettres anonymes. Les gendarmes ont placé deux villageois en garde à vue, réalisé des expertises graphologiques. Ils ont aussi vérifié le contrat d’assurance de la famille Philippe, on ne sait jamais. Mais l’incendie ne leur est guère profitable.
    « Je suis pacifique, je n’ai pas d’ennemis », dit François Philippe. Qui regrette l’attitude du maire d’Espirat. « Il n’a pas bougé, c’est chacun pour soi et Dieu pour tous. » Dans son bureau de la mairie, Daniel Rousselot laisse dire. « Tout ça ne vient pas du village, s’il y avait ici des gens racistes, ça se saurait. » Au premier tour de l’élection présidentielle, en 2002, 25 habitants d’Espirat avaient voté pour le FN. 25 sur 169 suffrages exprimés, soit 14,8 % pour l’extrême droite. Une proportion « normale ». « D’ailleurs, tenez, M. Martin n’a jamais eu de problème », poursuit l’élu. Cyril Martin, c’est l’autre « Noir » du village. Qui confirme : « Je n’ai jamais été confronté au racisme à Espirat. » Et Daniel Rousselot d’ajouter : « Ce serait à refaire, je ferais la même chose. » Il peste contre « la récupération par certains de ce drame ».
    Quelques villageois ont organisé une réunion à la salle des fêtes, dix jours après les faits. « On n’a pas réagi assez vite, explique Didier Croze, traducteur de profession, et proche de la famille Philippe. Nous sommes restés chacun dans notre coin, sans penser que cela irait aussi loin. Il faut aujourd’hui qu’on agisse. » La création d’une association a été décidée, une pétition de soutien a recueilli 140 signatures. « Le racisme est partout, déclare Jean-François Veyrières, proviseur à la retraite à Espirat. Même ici, on ne se parle pas. S’il y avait eu une prise de conscience de la population, il n’y aurait pas eu ce drame. » Et François Philippe n’en serait pas, aujourd’hui, à ressasser la couleur de sa peau. « Moi qui me suis toujours senti blanc », dit-il, les yeux baissés.  »

    PS @ Jab: je sais pas si c’est légal de reproduire cet article, n’hésite pas à enlever cet article au cas où ce serait interdit, comme les substances illicites et autres plaisirs plus ou moins onéreux…
    Tiens, dans le Monde d’hier ou avant-hier (j’ai des problèmes chroniques de repérage spatio-temporel comme de mémoire olfactive), « les médicaments détournés sont en train de supplanter les drogues »…
    Pour être à nouveau un original, je vais me remettre à la Salvia Divinorum… Peut-être verrai-je le futur de la COM ?

    Reply
  5. Jean-Michel

    Juste une intuition.

    Beaucoup de changements potentiels en 2007.

    En métropole comme à Saint-Martin.com …

    Et de nombreuses volontés créatrices d’harmonie seront au rendez-vous de l’histoire … (à suivre)

    JM

    Reply
  6. Kasayekaoha

    Cher M. Shaun Murphy,

    Peut-être faudrait-il en effet mieux vérifier vos sources…En tous cas – sans évoquer quelque forme de dédoublement que ce soit – il nous semble toujours préférable de rechercher le plus grand nombre d’informations possibles avant que de vouloir s’aventurer dans le domaine marécageux du « scoop » (qui d’ailleurs dans cette affaire n’en est plus un). A défaut de permettre la réflexion, des méthodes par trop hâtives qui prévalent trop souvent sur les médias officiels, favorisent surtout l’émotionnel et encourage la pratique de la rumeur.
    De plus, s’agissant de problèmes aussi sensibles que ceux qui permettent de stigmatiser tel ou tel groupe humain, il parait que sur ce blog, Jabiru et quelques autres intervenants ont justement toujours tenté de prendre le recul nécessaire. Le microcosme saint-martinois réagit très rapidement et assez mal, à des accusations fleurant bon la xénophobie ou le racisme.
    Quant aux produits dont vous évoquez avec délectation les diverses appellations, effectivement, il vaudrait peut-être mieux vous en abstenir, au moins pendant quelque temps !

    INFORMATION REPRISE DANS LE JT DE FR3-AUVERGNE DU 21 NOVEMBRE 2006

    Un homme mis en examen et écroué pour l’incendie de sa propre maison
    CLERMONT-FERRAND (AP) – Un habitant d’Espirat, village du Puy-de-Dôme, qui avait fait croire en septembre que l’incendie de sa maison avait une origine raciste, a été mis en examen jeudi soir pour « incendie de biens mobiliers et immobiliers » et « dénonciations d’infractions imaginaires », a-t-on appris vendredi de sources judiciaires.
    L’homme, âgé d’une quarantaine d’années, a été placé sous mandat de dépôt.
    L’affaire avait débuté en janvier 2003 lorsque l’homme d’origine malgache, marié, père d’un adolescent de 13 ans, s’était plaint d’avoir reçu des messages de menace. L’incident s’était répété au début de cette année avec des avertissements présentant, d’après lui, un caractère injurieux. Ensuite ce sont des inscriptions racistes qui auraient été relevées sur la façade de sa maison. Enfin, dans la nuit du 25 au 26 septembre, son habitation était détruite par le feu.
    Le sinistre avait suscité un certain émoi dans son village. Une information judiciaire pour incendie volontaire à connotation raciste avait été ouverte le 2 octobre. L’homme s’était encore plaint d’avoir
    eu les pneus de sa voiture crevés. Enfin, lundi, il avait raconté avoir été victime le matin même d’un accident automobile: une voiture l’aurait poussé dans le fossé tous feux éteints avant de prendre la
    fuite. L’enquête menée par les gendarmes de la brigade de recherche du Puy-de-Dôme a révélé que ces multiples incidents et accidents étaient le fruit de son imagination.
    Il encourt six mois d’emprisonnement pour le chef de « dénonciations d’infractions imaginaires » et une peine de dix ans pour l’incendie volontaire. AP

    Kasayekaoha

    Reply
  7. Shaun Murphy

    Oh my Gosh !!!

    : MDR

    J’adore les délires de persécution et tout ce qui relève de la paranoïa galopante, en bon adepte de Hakim Bey et W.S. Burroughs…

    Shaun Murphy déclarait avoir adoré l’article, « surtout la conclusion », qui devient maintenant une mise en abîme (en attendant le jugement ?).
    Shaun Murphy ne pouvait prétendre à un « scoop »… puisque Kasayekaoha lui-même avait cité cet article… Les « sources » de Shaun Murphy étaient donc Kasayekoha sur le média non officiel du Jabiruland .
    Shaun Murphy vous remercie chaudement du fin fond de son marécage bd-esque, façon The Thing, et vous dédie ce dialogue auto-poïétique à vocation didactique et poilante.

    « Qu’est-ce que la vie ?

    La vie, c’est juste ce truc que font les gens quand ils ne sont pas totalement morts, mec. Il y a, genre, cette autre école de pensée qui croit que la vie est un bouquet de roses, mais je subodore qu’on peut clairement différencier les deux choses de la manière suivante : prenez l’objet de votre étude et déchargez-lui un fusil de chasse complètement monstrueux en pleine poire à une distance d’environ, genre, à peu près ça. Si ça émet un bizarre petit bruit style « iiiiii-irk ! », tombe cul par dessus tête, et puis reste là sans bouger, c’est probablement de la vie. Si, d’un autre côté, ça se répand sur votre moquette et que ça fait plutôt sale, mais qu’à part ça cela reste totalement inerte et inexpressif, c’était probablement un bouquet de roses, mec. Vous ferez mieux la prochaine fois.

    Mais quel est donc le but de la vie ?

    C’est à peu près soixante-dix ans, mec, à moins que tu fasses quelque chose d’absolument révoltant comme d’essayer le smurf tout en amorçant une grosse quantité d’explosifs – auquel cas ton idée vaudra la mienne, mec.

    Hmmm… Soixante-dix ans, ça ne fait pas très longtemps, non ?

    Hé, mec, tu rigoles ? tu es dans l’erreur d’une façon monstrueusement extravagante en émettant cette supposition misérablement infondée, mec. Imagine, si tu y arrives, que, durant les cinquante dernières années de cette période, tu sois une vieille personne. Les vieux sont des gens astronomiquement barbants, et, genre, totalement écœurants et personne ne les aime, en plus.

    Pourquoi les vieilles personnes sont-elles écœurantes et barbantes ?

    Même les plus brillants cerveaux de la science médicale sont incapables de fournir une explication à ça, mec, mais à mon avis c’est une histoire de glandes. Il est ironiquement ironique, mec, qu’à une époque où l’humanité est capable d’envoyer un walkman stéréo personnalisé sur la lune, nous ne sommes toujours pas en mesure de guérir ou d’éviter cette affliction dégueulasse. A ce jour, l’unique méthode que j’ai découverte qui permette de rendre ces personnes moins barbantes est, genre, de glisser l’une ou l’autre espèce de petite créature venimeuse dans une de leurs chaussures, puis de poser quelque chose d’incroyablement inaudible sur la platine et de prétendre qu’ils dansent en mesure.

    Deviendrai-je un jour une personne totalement barbante ?

    Ca, c’est genre entièrement ta responsabilité d’individu, mec. Il existe des alternatives, comme la méthode smurf+explosifs que je citais plus haut avec brio. Beaucoup de gens partagent l’opinion qu’il vaut mieux vivre vite et laisser derrière soi un cadavre qui ait belle allure, mais d’après ma propre expérience, il est habituellement plutôt mieux de bien s’assurer que c’est celui de quelqu’un d’autre.

    Wow, Shaun, t’es, genre, totalement en train de me déprimer. N’y aurait-il donc aucun moyen de rester jeune et fantastiquement intéressant pour toujours ?

    Il est, genre, étonnamment étrange que tu poses justement cette question, mec. Car par la plus stupéfiante des coïncidences , la science médicale a précisément remarqué un lien étroit entre les gens qui achètent tous les produits SM&Co sur lesquels ils peuvent mettre la main et les gens qui vivent éternellement et sont riches à s’en éclater la tête et célèbres et réussissent totalement tout ce qu’ils entreprennent. Aussi, genre, en achetant vraiment mes livres, genre, que tu es en train de tenir dans tes mains (et ne pense même pas que tu pourrais les voler, ce serait criminel), tu pourrais bien être en train de prolonger ta durée de vie ! Est-ce incroyablement incrédible ou quoi ? Je ne sais pas, moi, mec, mais si j’étais à ta place je crois bien que je retournerais au magasin pour acheter ou une deux douzaines de T-Shirts humoristiques « Shaun & Kasayékaoha Oukonkalmol du Pumaka », juste histoire de, genre, être sûr de ton coup. Et une poignée ou deux de badges, mec. Et ramène moi un sandwich pendant que tu y es, mec.

    Quel genre de sandwich veux-tu, Shaun ?

    Une bière et un sandwich au fric. Et tu peux te garder le pain sous le coude, mec. OK ?

    Shaun « One Shot, Good Shot » Murphy
    avec votre sœur,
    quelque part qui ne vous plairait pas. »

    PS: pour couper court aux mausaises interprétations
    1) le délire sur les drogues était à vocation récréative: mise en abîme humoristique partant du Xanax… sur le registre « à base d’abus »… version bd…
    2) la petite « moquerie » sur le dédoublement participait de cet effet de style… et ne caractérisait donc pas une attaque « personnelle »… d’autant plus que mon auto-mise en scène était sensée me faire passer pour un abruti…
    3) je ne suis pas un adepte des transes chimiques: la chose la plus forte que je peux renifler se trouve en général dans mon frigo, si par malheur j’ai laissé s’installer une « expérimentation »… (je ne vous en voudrai pas si vous pensez qu’en effet, je n’ai pas besoin de tous les produits que je citais « avec délectation »… Paradoxalement, cette mise en abîme chimique fait maintenant étrangement écho à vos considérations philosophico-humoristiques sur les interprétations physico-chimiques des solutés laggouniens (qui, je rêve, se prend pour un métro !!! comme le métis malgacho-anglais qui se prenait pour un Blanc !!! – hé, Ali, je plaisante hein ?)… Pas de solution de continuité entre nos réflexions….
    4) la formule initiale « petit rappel » (précédant le extraits de différents rapports de la CRC) aurait pu, au passage, indiquer une reprise de quelque chose déjà vu…
    5) ce faisant, vous noterez que ces citations abondaient dans le sens de votre texte en mettant en relation un autre rapport afférant au pêcheur…
    6) on ajoutera, à décharge, que je ne citais pas votre texte, mais un rapport que vous avez cité… et peut-être même qu’un peu de redondance cyclique ne nuit pas à la pédagogie…
    7) bien d’accord avec vous sur l’émotionnel nuisant au raisonnement, singulièrement sur ce thème – en ajoutant que le rationnel sans émotion nuit largement à l’humanisme… et contredit largement les avancées scientifiques récentes (d’Amasio)
    8) suis ravi que la citation de l’article (qui, en passant, mentionnait que la gendarmerie n’avait pas exclu l’hypothèse de l’escroquerie aux assurances) vous ait fourni l’occasion de faire toute la lumière sur cette affaire, particulièrement pour ceux qui auraient pu lire sans recul cet article que vous aviez cité dans votre post « Un exemple de bon fonctionnement démocratique » en date du 18 octobre 2006…
    9) m’étonne qu’on puisse me suspecter de favoriser l’émotionnel en citant à tour de bras des rapports truffés d’inimitables litotes…
    10) suppose que nous n’avons pas le même sens de l’humour, mais, comme dirait l’oiseau des îles, « enrichissons-nous de nos différences »…
    11) autorise l’oiseau des îles à communiquer, sur sa demande, l’e-mail de Shaun Murphy au professeur in partibus…
    12) sorry, I did it again… Comme disait G. Debord dans sa préface à une réédition de « La société du spectacle », « je ne suis pas quelqu’un qui se corrige »…

    Best regards.

    Shaun

    Reply
  8. Shaun Murphy

    @ Jean-Michel

    C’est clair ! Il faut garder l’espoir, même si si c’est pas gagné, rien n’est joué d’avance…
    Et je me dis que si toutes les bonnes volontés qu’il y a entre autres sur ce blog pouvaient agir – ou disons réfléchir de façon concertée, ça pourrait avancer encore plus vite.
    Une question se pose: comment faire en respectant l’esprit du site ?

    Je crois qu’on peut être sérieux sans se prendre au sérieux mais qu’il faudrait trouver un moyen pour agir plus collectivement. Le défaut d’un blog est que ce sont des individus qui s’expriment… Et plus on s’exprime, plus il y a de chances qu’on ait un Ego développé – ce qui complique l’agir collectif…
    Même le « livre participatif » de Ségo est tombé à l’eau. Mais bon. On est quand même beaucoup moins nombreux ici à tenter d’oeuvrer dans le sens du projet réaliste et citoyen…
    Quelque chose reste en effet possible…

    A suivre…

    Shaun

    Reply
  9. antoine47

    Je ne sais si vos infos sont exactes mais moi je découvre votre blog et il me plait .

    @ Antoine

    Tu trouveras sur ce blog  un peu de vérité, un peu d’humour et de poésie, de nombreux paradoxes et l’oeil tropical d’un oiseau rare sur un Baobab perché.

    Reply

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