De cro-magnon à l’homme moderne

Peintures rupestres

10 000 ANS  D’ÉVOLUTION

Contrairement à ce qu’on croyait, l’évolution génétique n’a pas été ralentie chez l’homme, relayée par l’évolution culturelle, mais au contraire très accélérée par rapport aux autres espèces (soit à cause des virus, à mesure qu’on est plus nombreux, soit à cause de la nourriture ou de l’élévation des normes sociales) ! Il est donc faux de prétendre qu’il n’y a pas de différences entre l’homme de cro-magnon et nous.

La sélection positive durant les seules 5.000 dernières années est intervenue à un rythme d’environ 100 fois supérieur à n’importe quelle autre période de l’évolution humaine. Un nombre important d’ajustements génétiques est intervenu à l’occasion des changements dans l’alimentation du fait de l’avènement de l’agriculture et du développement de la résistance aux maladies épidémiques, qui devinrent des causes majeures de décès suite au fort accroissement des populations humaines.

Il apparaît ainsi, à partir d’une période qui commença il y a 10.000 ans, que le fait d’appartenir à des groupes de plus en plus importants et d’être installé en des endroits fixes, entraîna, sous l’effet de maladies épidémiques telles que la malaria, la variole et le choléra, une modification de la structure des causes de mortalité.

« Nous sommes plus différents génétiquement des individus qui vivaient il y a 5.000 ans de cela qu’ils ne l’étaient des hommes de Néanderthal. »

Au nombre des découvertes, les chercheurs notent des changements au niveau du squelette qui montrent clairement que les hommes sont plus petits, ainsi que leurs cerveaux et leurs dents.

Le fait que la taille et la force ne soient pas des clés de la survie est généralement considéré comme un signe de sélection assouplie. Accélération de l’évolution génétique chez les hommes modernes – CIRS

 

La capacité de mémorisation rapide -pour ne pas dire instantanée- du chimpanzé Ayumu n’a été égalée par aucun des étudiants recrutés pour la circonstance par les chercheurs. Sur un écran d’ordinateur apparaissent des chiffres, presque aussitôt cachés par des carrés blancs. Le but est de se souvenir de l’emplacement des chiffres et de toucher les carrés dans l’ordre de grandeur. La dextérité du chimpanzé est plus qu’impressionnante . ( Expérience Kyoto University)

 

C’est dans les années 1990 que les biologistes moléculaires ont estimé que la divergence entre les hommes et les grands singes dataient de 6 millions d’années. Beaucoup d’hommes fossiles de cette époque ont été trouvés en l’Afrique de l’est. Ils apparaissent en Ethiopie 500 000 ans plus tard, dans la moyenne vallée de l’Awash. C’est ici qu’ils commencèrent à marcher debout. Ils mesuraient alors 80 cm.

Il faut attendre 4 millions d’années pour que subsistent cette fois de nombreux crânes et squelettes d’hommes et de femmes. Le squelette le plus connu d’entre eux s’appelle Lucy (découvert par Yves Coppens ), australopithecus afarensis, estimé à 3,1 millions d’années.

 Crâne d’australopithecus afarensis (entre 4 et 3 millions d’années). Ces australopithèques, bipèdes, ne le sont pas encore totalement. Les empreintes de pied prouvent qu’ils croisaient les jambes en marchant.  Leur capacité crânienne est de 450 cm3 (elle est de 1500 cm3 pour l’homme moderne). Ils ne fabriquent pas d’outils, et l’étude anatomique de leur crâne prouve qu’ils ne disposaient pas de langage articulé.

Homo habilis (l’homme habile), premier hominidé, date de 2,5 millions d’années. Sa voûte plantaire est la preuve qu’il marchait le dos droit. Les caractéristiques anatomiques de son crâne montrent qu’il avait la possibilité d’avoir un langage articulé.   Ils ont fabriqué les premiers outils tels que :
 Le chopper, hache tranchante qui sert à désarticuler les membres et à casser les os pour manger la moelle.
 Le nucléus à éclats, blocs de galets de 2 cm de côté, est utilisé pour gratter la viande restée sur l’os. Avec la réalisation d’outils apparaît celle du langage, nécessaire à la transmision du savoir entre les générations.

Les tous premiers européens, homo georgicus, arrivent il y a 1,8 million d’années. Mais il faut attendre 1,5 million d’années pour qu’il arrive sur les bords de la méditerranée (Italie, Espagne, France).

PDF24    Envoyer l'article en PDF   

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *