Qui croire, Tricoire ?

gendarme Tricoire OPJ

Major Tricoire OPJLe major André Tricoire, chef des Officiers de Police Judiciare de la brigade de St Martin, a déclaré lors de son pot de départ entre collègues le 18 décembre 2013 :

 «J’ai souhaité partir rapidement parce que j’ai traité beaucoup de dossiers économiques et financiers et j’étais au cœur de tous ces dossiers d’AOT d’urbanisme. Malheureusement à Saint-Martin les gens veulent qu’on mette de l’ordre, mais chez les autres. J’ai subi des pressions. Ma compagne a été victime de pressions. C’est un départ que j’ai souhaité et qui m’a été proposé lors de sa visite par le directeur général de la gendarmerie, le général Favier. J’ai été très soutenu et je tiens à remercier le commandant Betaille. » (Source Le Pélican n° 2350 du 20 Dec 2013)

L’armée est une grande muette. Ce que le Major s’est bien gardé de dire dans sa manipulation à l’encontre de notre confrère novice qui a tout gobé-collé sans croiser ses sources, c’est que le Général Philippe Marvillet, chef de l’Inspection Générale de la Gendarmerie Nationale a transmis son dossier au procureur général de la Cour d’Appel de Basse Terre. . La société civile n’est pas victime du Double-Bind  communicationnel propre aux hommes des casernes. Antoine Tricoire dormait loin du bétail, dans une villa des Terres-Basses.  

Mon excellent confrère SXMINFO souligne justement « le zèle et les manquements des officiers en charge de l’enquête ont été mis en exergue par la Défense et ont donné lieu au résultat que l’on sait. C’est aussi dans le cadre si croustillant de l’affaire Duret et dans l’enceinte du tribunal que Maître Le Borgne avait eu l’occasion de s’adresser au Vice Procureur Noailles en insistant sur le fait que selon lui, le dossier monté par ses officiers de police judiciaire était vide hormis de coupures de presse du quotidien Le Pélican, brocardant la presse locale et lui prêtant une volonté de rendre jus…    

Les trois stars du groupe NTM  ( Noailles – Tricoire – Montravers )  est générateur d’une responsabilité journalistique. Noailles s’appuie sur un OPJ qui échoue dans la quête probatoire, lequel est défendu dans son divorce personnel par M° Montravers,  homme de robe parisien qui pour certains a perdu ici sa crédibilité de juriste-conseil. Contrairement à ce qu’André Tricoire  déclare au journal Le Pélican, sa compagne Agnès A. n’a pas été « victime de pressions ». Cette une allégation fantaisiste et mensongère . Vérification faite, elle a été  licenciée pour fautes graves . Non respect du secret professionnel dans sa fonction de cadre au Cabinet du Géomètre-Expert !   Confidences sur l’oreiller avec transmission de documents internes dans les bras de son amant. Restons lucides : qui croire Tricoire ?

Zorro-TricoireElle était bien engagée dans l’bitin la drôlesse. Le jour de l’audience des AOT, elle était spectatrice dans la salle d’audience Le Président lui a demandé de se taire, puis a menacé de l’expulser. Tricoire, je ne te connais point. On s’était croisé au vernissage des œuvres de mon ami Roger Moreau en Mars 2013. En civil, tu m’as menacé sans te présenter avec ces mots  » Toi je ne t’aime pas du tout, fait attention à toi ! » Depuis j’ai appris comment tu bossais, recueillant un à un les témoignages de ceux que tu as foutu au trou à merde en garde à vue. A chacun son plaisir dans la limite du périmètre déontologique. J’ai   attendu que tu t’envoles vers la métropole, le 2 janvier 2014 sur le Vol d’Air Caraïbes , pour réunir et croiser mes sources.

Après enquête interne, l’Inspection Générale de la gendarmerie Nationale, en la personne de son chef le général de Corps d’Armée Philippe Marvillet, a saisi le Procureur général de la Cour d’Appel de Basse-Terre contre le Major André Tricoire, pour manquements graves à la déontologie des Officiers de Police Judiciaire.

Des Terres-Basses à Basse-Terre, plus dure sera la chute pour la réputation de Zorro Tricoire. 

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One thought on “Qui croire, Tricoire ?

  1. Julius Trébuchet

    En effet, des questions restent posées!

    Que penser de ce capharnaüm politico-économique, de ce panier de crabes, qui depuis 1986 constituent le véritable label de la « Friendly Island » ?
    Comment interpréter la récente décision de non-lieu dans une affaire « biscornue » que magistrat et gendarme voulaient mener toutes affaires cessantes ?
    S’agit-il d’un non-évènement du type « manu pulite » à la Française ?
    Pourquoi pas ! Mais alors qui a officiellement diligenté cette pandémie d’enquêtes et selon quel mode opératoire ? Et surtout contre qui a été dirigé la charge… avec si peu de discernements ?

    Peut-on imaginer une instrumentalisation venue d’ailleurs, visant l’éviction de certains subalternes peu attachés à l’éthique et au droit ?… ou envisager une classique histoire d’attrape-nigaud réservée au « novice », réputé flagornant le suzerain et méprisant la valetaille, mais surtout partisan d’un … « nettoyage » qui ne doit pas en porter le nom ?

    Sinon de quel ignoble quidam voulait-on vraiment s’offrir la tête ?

    Celle d’un sénateur faisandé soucieux de sa retraite ? … Celle de tel conseillé frelaté, à peine plus corrompu que la moyenne ? … Celle d’un élu alto-séquanais, vacancier occasionnel, escorté de ses valets de pied ?
    Ou plutôt celle repérée dans la faune toujours renouvelée des spéculateurs défiscalisés ? … Celle de quelque manieur d’argent ? … Celle de tel autre menu fretin du trafic d’influences… ? Celle de spécialiste des actes tronqués ou de conseilleur patenté de la truanderie dont l’île regorge ?
    Ou peut-être encore celle de quelques dirigeants de chambres consulaires, directeurs de banques, grenouilleurs du transport aérien, simple responsable de l’aménagement urbain ou « régisseur du domaine des 50 pas du Roy »…
    S’agissait-il donc de détrôner quelques gugusses méritant tout à coup de subir – plus que d’autres –l’opprobre d’une décision de justice qui de toute façon allait se dissiper au gré des artifices et des recours à venir ?

    Alors sans doute peut-on comprendre que certaines personnes se posent encore la question «Comment nettoyer un territoire qui à du se démerder seul durant des décennies ?» (sic) !
    Mais St-Martin n’est pas « O.K. Corral » et nul n’a le droit – et surtout pas les serviteurs de l’Etat – de s’ériger en « agent nettoyeur de cette Collectivité» ?
    Une solution cependant semble s’imposer !
    Plutôt que de s’épuiser en vaines stratégies – souvent maladroites, habituellement détournées, en tout cas jamais menées à terme – ne serait-il pas grand temps de mettre chacun face à ses responsabilités, d’accompagner rapidement l’évolution statutaire de ce pays et de le conduire enfin vers une réelle indépendance ?

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