La rentrée, c’est maintenant

Déposez vos armes

OpéraDéposez vos armes. Un message crypto-laxiste lancé à coups de publicité  dont le coût sera toujours supérieur à la somme des valeurs à la revente des armes déposées. Le bilan de ces opérations de « maintien dans la délinquance » a d’ailleurs toujours été timide. Un fusil à pompe par ci, un pistolet , un couteau non aiguisé et deux ou trois coutelas rouillés par là. Rien de très glorieux mais on persiste et signe dans la communication politique de haut vol de peur, ne sait-on jamais, que le braqueur au coin de la rue ne rate cette promotion commerciale alléchante : contre une roquette anti-char, un bonbon et une tape sur l’épaule par le préfet.

Que se passe-t-il donc dans la tête de nos énarques et science-poïstes ? Ont-ils déjà eu une arme sur la tempe ? Ont-ils déjà discuté avec un chef de gang ? Le revendeur de cocaïne est-il prêt à déposer sa cargaison dans les locaux de la gendarmerie en échange d’un bisou ? Les délinquants en tout genre, perdent-ils leur temps à lire ces affiches incitant à rendre les armes ?

Les réponses sont négatives, ce qui pousse à croire indubitablement que la cible est la classe populaire, laborieuse et croyante. Quoi de plus facile en effet que de culpabiliser le citoyen  « honnête » ?

 A défaut d’effrayer le petit dur à cuire du quartier, les autorités ont réussi un coup de génie : faire planer l’ombre de l’ombre de l’implacable loi molle au dessus de la tête du bon père de famille qui se demande, face à l’Eternel ou à sa propre conscience, s’il doit bien se procurer une arme pour défendre sa famille. S’il ne s’est pas encore procuré une arme, doit-il le faire ? Et s’il en a en sa possession est-ce bien et moral de la garder. Rendre ou ne pas rendre ? That is the question. A méditer devant le journal du 20h après une longue journée de labeur.

 Déposez vos armesCette campagne « Déposez vos armes » est timide au regard  de ce qui se trame au marché noir des armes sur le plan international. L’ambiance nauséeuse qui flotte un peu partout pousserait même à s’armer. Contre la criminalité galopante et de plus en plus violente, face au crime organisé, une justice symboliquement faible mimant fièrement des colleurs d’affiches d’extrême gauche revendiquant plus de droit syndical.

 Cette justice aux abois est à l’image de nos politiques vampiriques. Le pouvoir et la bonne chaise : ça résume tout.

Que n’avons-nous pas lu sur le Pélican du 22 octobre 2014 ? Le CESC (Cirque d’élucubrations sectaires et chaotiques), qui n’a rien de social ni de culturel, conviait Fred Deshayes, maître de conférence en droit public, à un débat pour discuter mode de gouvernance. Ce même cirque risque  par mimétisme de suinter la bave anti-france de son président. Les vapeurs souffrées de velléités d’indépendance et les parfums âcres d’anti-colonialisme primaire devaient certainement chatouiller les zygomatiques.

Le Pélican, 22 octobre 2014 « Par contre, la suggestion d’instaurer un parlement, un gouvernement et un Premier ministre, le conférencier l’a rapidement éliminée : un tel système suppose une souveraineté, or Saint Martin est une collectivité de l’Etat ».

Pour le conférencier, ce fut une manière polie de répondre que tout ceci relève de la pure masturbation intellectuelle.

Les textes sont déjà là : appliquons-les.

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