Edito du 1er janvier 2015

Comme en 14 je me suis retranché dans la casemate, subissant contre ce blog une double offensive judiciaire. Ma liberté d’expression a été contestée par un escroc mythomane échangiste, ci-devant Madoff de confetti et par Madame la Comtesse Ramona Bellanus héritière de la Semsamar.

1914 dans les tranchées_20150102_00011914-18 . Poilus morts  dans les  tranchées combattantes, la première guerre mondiale bien longue et massacrante où se défendait l’honneur de la Patrie, se commémore aujourd’hui dans la gloire d’un centenaire historique.

Elle se gerbe aux pieds de nos monuments aux morts, tandis qu’en nos mémoires demeure cette sentence d’Anatole France : « Ils croyaient mourir pour la patrie, mais c’était pour les industriels ».

Chair à canon et gueules cassées, bilan de l’hécatombe : dix millions de morts au champ d’horreur.

Comme en 14, je me suis retranché dans la casemate,  subissant contre ce blog une double offensive judiciaire.  Ma liberté de la presseliberté d’expression a été contestée par un  escroc mythomane échangiste, ci-devant juif sépharade façon Madoff de confetti  qui sous couvert d’antisémitisme contre sa personne, demandait rien moins que la fermeture du blog et 50 000 pesetas de dommages et intérêts. Il a été débouté le bougre, mais joue la montre en procédure d’appel.

 Madame la Comtesse Ramona Belanus riche héritière de la Semsamar qui conteste ma liberté d’expression, m’offre l’honneur et le grand avantage d’être mis en  examen devant la 17° chambre au palais de justice à Paris, où j’ai fait mon Droit à l’Université  Panthéon-Sorbonne durant les septantes du XX° sous l’ère Pom Pom Pidou. lorsque la France  bascula dans l’ultra libéralisme mondialisé et la crise de l’Opep.

La 17° Chambre correctionnelle est celle de ma liberté professionnelle, en bonne application républicaine de  la loi du 29 juillet 1883 sur la liberté  de la Presse. J’vais pouvoir affronter un ténor du barreau parisien, celui du cabinet d’ Hervé Temine, né à Alger en 1957 arrivé en 1961 comme la plupart des familles sépharades. J’en ai connu quelques un dans ma jeunesse.

Contre le blogueur-blagueur tropical, la ci-devant Comtesse Ramona Belanus effectivement héritière de la Semsamar a les moyens de s’offrir les grands du barreau pour sauver son honneur  en dépaysant l’affaire. De ces procédures pénales je sortirai gagnant la tête haute. Les diffamations évoquées, ne valent pas tripette. Rien que des dénonciations calomnieuses !

scooter volé
scooter volé

Deux autres contrariétés ont gâché l’an 14, d’abord le vol de ma monture rapide et faufilante  la nuit du 25 décembre 2013. Finalement retrouvé après enquête, mais inutilisable. Et puis surtout la grosse tâche noire de l’automne, la mort d’un ami, un copain, un frère.

La disparition de ceux qui nous sont chers, (chair) creuse un vide, un manque à aimer. Clin deuil du destin impossible à combler. Nous finissons toujours par descendre les pieds devant.

Olivier Arens est mort le 5 Octobre à 64 ans, d’un  cancer foudroyant. Accompagné par sa fille admirable, comme il le désirait il n’a pas longtemps souffert. Cendres dispersées en mer, il frère encore lorsque j’essuie les larmes de notre connivence bien trop tôt perdue .

Olivier Arens ( 1950-2014)

Le moral n’a pas été au beau fixe du baromètre du temps qui passe. L’année 14 ne fut pas plaisante et je n’ai mis en ligne qu’une petite trentaine d’articles. Ceci explique cela.

2015Sur le boulevard de mes 65 printemps,  l’année 2015   s’engage  sous les bons auspices du destin.  Je suis sorti hors des tranchées et mon engagement citoyen  va connaître de nouveaux développements.

J’ai retenu 9  projets à accomplir dont je vous reparlerai. Je veux faire du neuf.

Concernant ce blog , si mes sponsors en sont d’accord, il va rapidement devenir bilingue  avec une version anglaise. Il sera de nouveau actif comme il l’a toujours été depuis février 2006, mais avec un comité de rédaction élargi.

 

Lecteur(trice) fidèle (vous êtes 3.000) reçoit mes vœux sincères pour  2015,

 année de la chèvre avec  treize lunes.

Qu’elle te soit profitable, harmonieuse et constructive.      

Belle Epoque

Témoignage d’un lecteur qui s’adresse ici aux autorités locales. « Je ne comprends pas tout du le laxisme de la Collectivité , ni des personnes en charge de la sécurité à St Martin. Je me pose seulement la question suivante : si j’avais été un touriste en vacances sur cette île dont nous cherchons à promouvoir la destination, pour qu’ils viennent dépenser de l’argent ici, comment aurai-je réagi a cette lamentable « animation » ? Très sincèrement, jamais plus je n’aurai remis le pied sur cette marina ! »

par Dominique M.

Merci pour ton Blog qui permet à St Martin d’avoir une source d’information indépendante et objective.  Je me permets de témoigner pour faire ressentir la situation ubuesque que je viens de connaitre hier soir. Je précise que j’habite depuis une vingtaine d’années sur l’île.

belle epoqueJe me trouvais sur la Marina de Marigot aux alentours de 20 heures avec mon épouse, quand un ami nous a invité  à dîner au restaurant la Belle Epoque . Nous nous sommes donc attablés  en terrasse et nous avons assistés au balai permanent des crackers et drogués en tous genres qui passaient et repassaient devant le peu de clients osant encore aller dîner sur cette Marina, que j’ai connu il y a plus de 20 ans, qui grouillait de résidents et touristes.

Nous avons vu passer  « 2 dollars » (je le surnomme comme ça, car il demande toujours 2 $ aux personnes qu’il aborde) au moins 10 fois, allant et venant d’un pas rapide «crack-crack »
Nous avons ensuite vu passer au  moins cinq fois devant nous un autre cracké un grand blond métropolitain, qui traîne souvent devant le supermarché Simply à Sandy Ground et qui avec le temps est de plus en plus crade. A suivi une jeune fille  pas encore trop atteinte par les ravages de la drogue qui est repassée trois fois. ainsi qu’un autre junkie.
Puis le grand blond (sans chaussures noires) était poursuivi par une autre femme droguée, venant comme les autres du parking à côté de la Marina. Ils ont failli se battre devant la terrasse d’où les clients ont suivis leur dispute en direct.

Je ne comprends pas tout du le laxisme de la Collectivité , ni des personnes en charge de la sécurité à St Martin. Je me pose seulement la question suivante : si j’avais été touriste en vacances sur cette île dont nous cherchons à promouvoir  la destination, pour qu’ils viennent dépenser de l’argent ici, comment aurai-je réagi a cette lamentable « animation » ?
Très sincèrement, jamais plus je n’aurai remis le pied sur cette Marina .
Je comprends maintenant le malaise de tous mes amis me disant qu’ils préfèrent dîner du côté de Simpson Bay ou Maho , car ils ne se sentent pas agressés ni en insécurité.
Je comprends aussi que tous les restaurants que j’ai connu ouverts, jettent l’éponge l’un après l’autre. Je me suis permis de demande au célèbre Mehmet pourquoi rien n’était fait. Il m’a expliqué qu’il n y a plus de société de sécurité  contrôlant la Marina, car plus personne ne paye ou ne peut plus payer .

Pendant ces 2 heures où l’action était plus sur les pontons que dans l’assiette, nous n’avons point vu non plus une présence de la police territoriale, ni de la gendarmerie pour virer tous ces allumés qui ont élu domicile sur cette Marina.

Je me rappelle la belle époque où c’était la Semsamar qui payait le service de gardiennage de ce lieu jadis hautement touristique. Merci à Jean Paul Fischer d’avoir en son temps compris avant les autres, que si on ne protégeait  pas nos lieux touristiques, la plupart des américains se retrouveraient sur le Dutch-side, ou sur d’autres îles moins dangereuses.

Aline HansonMadame Aline Hanson je sais que vous avez a cœur que la jeunesse saint martinoise prenne conscience que St Martin vit du tourisme et que moins les réseaux sociaux ou les blogs ne parleront de ces dérapages et des problèmes liés à la drogue , meilleur sera le baromètre pour recevoir des nouveaux touristes  développant sur facebook ou twitter des avis positifs pour St Martin.

Deuxième sujet. Lors du récent décès d’un motard qui faisait de la roue arrière sur la ligne droite de Quartier d’Orléans, j’avais beaucoup aimé la façon dont tu avais abordé le sujet.
Ta conclusion était simple : si on apprend pas  à ces jeunes de ne pas faire de wheeling sur des routes pleines de voitures et d’enfants ,il y aura d’autres décès ( voir accident mortel d’hier à Marigot dans les mêmes circonstances)
Je viens de  vérifier la liste des amendes pour défaut de casques, papiers, assurance …
Messieurs les gendarmes, la majorité des jeunes en deux roues, ne possèdent rien de tout ça et menacent  par leur attitude la sécurité des autres utilisateurs de la route.
Ces comportements dangereux se concentrent principalement sur Sandy Ground à des heures où vous êtes en train de déjeuner ou de dîner  et sur la route Nationale à Quartier d’Orléans toute la journée où vous n’êtes jamais.
Une seule solution, confiscation du scooter et après on prend le temps de vérifier. Je comprends toutefois qu’il doit être beaucoup plus rentable et facile de prendre des euros à un touriste  qui a bu une bonne bouteille de vin que de poursuivre 3 scooters en fuite et faire vraiment son métier pour donner de la sécurité à ses concitoyens.

La partie française se meurt, je l’ai bien compris ce soir en dînant à la Belle Epoque sur la Marina. Messieurs les acteurs du développement de St Martin allez dîner sur la Marina et essayer de vous mettre à la place de nos pauvres touristes.

C’est ma vision de St Martin, ce n’est plus du tout celle que j’ai connue il y a vingt ans .

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Un second témoignage avec une analyse élargie

J’y étais le même soir avec mon épouse, et je confirme tout à fait.

Photo Patrick Beaudou
Photo Patrick Beaudou

C’était la dernière soirée de ses vacances. Elle n’était plus revenue sur l’île depuis six ans, époque où cela nous arrivait d’aller manger sur la Marina. Le problème existait déjà, mais était moins sensible. Puis il y a eu une période où on a posé des grilles aux entrées et des gardiens arpentaient les lieux. Aujourd’hui, comme je m’étonnais aussi auprès de Mehmet de leur absence, il me confirmait qu’on ne les voyait plus.

J’ai un peu de mal à comprendre l’indifférence des autorités pour la protection d’un outil économique. Mais à leur décharge, il faut quand même dire que ce sont les résidents qui ont creusé eux-mêmes le fossé économique dans lequel la Marina s’est enfoncée. En effet, il y 20 ans, il y avait une boîte de nuit qui attirait résidents et touristes. La Marina était pleine de bateaux, l’ambiance était conviviale et les gens venaient d’abord manger avant d’aller s’amuser en boîte.

Mais voilà, celle-ci est entourée de logements vendus à l’époque en défiscalisation. Une fois celle-ci arrivée à terme, bien souvent les propriétaires sont soit venus occuper leur bien, soit ont revendu à des personnes plus âgées attirées par un environnement agréable, mais n’ayant pas pris en compte le chahut tardif provoqué par la boîte de nuit. Et ce sont ces mêmes résidents qui ont tué l’activité de la marina au nom de lois, certes bien réelles, mais néanmoins absurdes dans un tel contexte.

On en revient aussi à ce qui s’est passé à la Baie Nettlé où quelques résidents ont conduit à délocaliser en partie hollandaise l’activité trop bruyante à leur goût née sur la plage. Pourtant, j’imagine qu’il y a aussi des personnes plus âgées que le bruit gêne, ou tout simplement des mauvais coucheurs qui n’acceptent rien. Néanmoins, là bas, l’activité perdure et quand il y a activité, il y a police. Pourquoi voudriez-vous que pour trois pelés et deux tondus, la Collectivité mette en place un gardiennage de la Marina? D’autant que lorsque un mouvement des commerçants se met en place pour auto-financer quelque chose, la moitié de ceux-ci brille par leur absence?

La remarque soulevée par Mr Laroutis, premier concerné dans l’épisode que je citais précédemment à la Baie Nettlé, est intéressante. Pas plus tard que juste avant cette épisode à la Marina, nous avions été prendre un apéro chez des amis vivant en partie hollandaise. Il me disait justement aussi que la répression concernant l’alcool au volant en partie française avait conduit à ce qu’il ne sorte plus qu’en partie hollandaise. Je ne sais si c’est vrai, mais il m’est revenu que nos voisins ne contrôlent pas l’alcoolémie au volant sauf en cas d’accident. Autrement dit, nos voisins prennent en compte que certains avec 4 verres de vin ne présentent aucun risque au volant (à cause de l’habitude) tandis que d’autres avec la dose limite réglementaire en France vraiment très basse sont punissables car dangereux.

Autrement dit, on place les gens en face de leurs responsabilités, ce qui est une attitude généralement anglo-saxone. Si vous êtes capable de boire une demie bouteille de vin, mais qu’en même temps vous réduisez votre vitesse parce que vous êtes conscient de l’éventuelle diminution de vos réflexes, vous êtes une personne responsable en partie hollandaise et  délinquant en partie française. Bilan, vous ne sortez plus ou en tous cas, plus en partie française.

Mais dura lex, sed lex.…  Je ne plaide pas pour l’alcool au volant, mais pour un peu plus de lucidité dans l’application des lois. Le coût répressif de l’alcool au volant est-il compensé par la réduction des accidents? Non. Par contre du côté hollandais, si vous êtes responsable d’un accident alors que vous êtes alcoolisé, la punition est sans commune mesure avec ce que vous encourez en partie française.
Voilà un exemple parmi d’autres comment on creuse le fossé de l’économie française. Et pendant ce temps, on passe à côté de problèmes bien plus graves sans y mettre les moyens, comme par exemple l’insécurité dans les écoles, le travail au noir généralisé qui mine l’activité économique ou encore une gestion absurde de nos ressources. 

Yves KINARD

Droit de réponse de MP Bélénus Romana

Bélénus Romana me demande de brancher la colonne. Pas sur l’album de la Comtesse, mais sur le Blog de Jab. Je vous laisse lire son droit de réponse, que je commenterai ensuite .

SEMSAMARMarie-Paule Bélénus Romana, a succédé à Jean-Paul Fischer à la direction de la Société d’économie mixte Saint-Martinoise SEMSAMAR. Son Management et son envie de communiquer n’est pas celui  de l’Ours solitaire, secret et puissant autocrate, le célèbre Kirlipoche.

Ce management a été contesté en interne par Michèle Laurent directrice financière.  Le conflit est pendant au Conseil des Prud’hommes, cette cadre étant licenciée pour faute grave.   Nous avons avons utilisé  sa lettre de protestation, pour titrer        La Semsamar est dans le rouge.

Bélénus Romana me demande de brancher la colonne. Pas sur l’album de la Comtesse, mais sur le Blog de Jab. Je vous laisse lire son droit de réponse, que je commenterai ensuite .

“ … la SEMSAMAR ne saurait laisser sans réponse des affirmations ou commentaires selon lesquels elle connaîtrait des difficultés, qu’elle serait “dans le rouge”, du fait, de plus, d’une organisation et d’une gestion financières inadaptées. Tout commerçant, et même tout particulier, sait qu’un crédit ou un découvert autorisé n’est pas assimilable à une position “en rouge”.La réponse la plus incontestable est fournie par les chiffres suivants :

– un chiffre d’affaires moyen de 105 millions d’euros de 2009 à 2012

– pour l’exercice 2012, un chiffre d’affaires de 116 millions d’euros et un résultat positif de 9,5 millions d’euros.Des dépenses d’investissements injectées dans l’économie locale de 273 millions en 2012, et un cumul de 2009 à 2012 de près de 900 millions d’euros.

Cela dans un contexte économique difficile ayant des conséquences sur les marges de manœuvre financières de l’Etat et des collectivités locales. Précisons en effet qu’au 31 décembre 2012 :  Les sommes dues par l’Etat à la SEMSAMAR au titre d’opérations dans les différents territoires s’élèvent à 35 millions d’euros environ. Les sommes dues par les collectivités territoriales à la SEMSAMAR s’élèvent à environ 41 millions d’euros.

La SEMSAMAR a donc mis en place une ingénierie financière pour financer les opérations d’aménagement et de développement économique des collectivités locales, et préserver ce faisant l’emploi et la pérennité des entreprises locales. La SEMSAMAR assure actuellement un logement à près de 12.000 familles à Saint-­‐Martin, en Guadeloupe, en Guyane et en Martinique. Elle conduit actuellement près de 400 opérations d’aménagement et autres dans ces territoires. Il est incontestable et non contesté que les délais de paiement des entreprises ont été considérablement améliorés, ces dernières années.

Il est également incontestable que, du fait de la crise et des retards des paiements en provenance de l’Etat, certaines collectivités locales se trouvent momentanément dans l’impossibilité de payer les entreprises ou la SEMSAMAR dans les délais convenus. Il est devenu de bon ton, ces derniers mois, de dénigrer la SEMSAMAR et l’ex-salariée a voulu en profiter.

La question principale que doivent se poser les lecteurs et auteurs de telles diffusions est la suivante : “Que se passerait-il si la SEMSAMAR, pour répondre aux critiques et pour faire preuve de la plus grande rigueur, avait immédiatement et systématiquement recours à la procédure de mandatement d’office à l’encontre des collectivités locales ou cesserait de payer les entreprises au motif que la collectivité locale mandante ne lui aurait pas remboursé une avance ou ne lui aurait pas adressé les sommes nécessaires à ces paiements ?”.

La SEMSAMAR, en tant qu’acteur économique et financier responsable, dans la COM de Saint-­Martin et dans les DOM de Guadeloupe, Martinique et Guyane, n’est certes pas une banque mais estime que toute rigueur excessive conduirait à des conséquences systémiques dans l’ensemble de ces territoires. Cela peut-il lui être réellement reproché ? « 

Belenus Romana

Avec des notions assez simples en analyse financière chacun peut comprendre que la SEMSAMAR a dû utiliser/dégonfler sa trésorerie positive excédentaire pour pallier les défaillances de paiement des « mandants » (Etat et Collectivités locales), ce n’est pas grave en soi, tant qu’elle maintient un résultat d’exploitation positif. Elle a une trésorerie « zéro »,  cela peut handicaper ses capacités de développement et  impacter sa politique de distribution de dividendes qui pompe la trésorerie.

Les banques doivent se régaler ! Ce serait intéressant de savoir comment elles financent sur court ou long terme sans risques, puisque les créances de la SEM sur ses « mandants » (solvables) doivent être nanties, mais, les charges d’intérêts dans le compte d’exploitation doivent s’être accrues considérablement et c’est là le risque pour le résultat. Si celui-ci devenait négatif, ce serait « fatal » !

Cette  riche dame me semble toutefois être une très bonne gestionnaire … mais elle reste surpayée dans un contexte de « tension de trésorerie » . Son droit de réponse  a l’avantage d’être court et bien ciblé. Nous ne contestons pas le niveau d’activités de la SEMSAMAR et sa fonction de développement socio économique dans ses territoires d’intervention.

Le relais de trésorerie qu’elle doit supporter liées aux difficultés de recouvrement de ses créances auprès de ses mandants (Etat et collectivités locales),  s’il est toujours soutenable, risque d’affaiblir  à terme l’équilibre d’exploitation de la société et ses capacités opérationnelles.

 Restant dubitatif, je m’interroge sur  la ligne rouge franchie par la détérioration de la situation de trésorerie. Celle-ci pourrait masquer des pertes importantes sur des opérations de placements hasardeux, sur le maintien d’une rémunération disproportionnée pour la Directrice Générale ( héritée de Kirlipoche) dans une situation financière dégradée, nécessitant des mesures de correction par l’ajustement des coûts d’opération de la société.

La Semsamar est dans le rouge

A la Semsamar, depuis la prise de pouvoir de Madame Romana Bélénus, nous découvrons qu’en trois années de mandature, la trésorerie est très rapidement tombée dans le rouge.

Le rapport de la Mission Interministérielle du Logement Social ( Miilos) avait notamment pointé  il y a six mois (avril 2013)  le  dysfonctionnement du Conseil d’administration et  la rémunération excessive de la  directrice générale de la Semsamar, que Marie Paule Bélénus Romana  hérita du système Kirlipoche ( Jean Paul Fischer ) . Pour les cinq années qui précédant son départ en retraite, j’ai calculé rubis sur l’ongle  une moyenne de 3.000 € par jour, shabbat et Week-end compris (salaire fixe + intéressement aux bénéfices).  L’ours alsacien, gros bosseur style marche ou crève, est un dirigeant autocrate efficace  léguant une trésorerie positive de  44 millions €. Qui dit mieux ?

semsamar La comtesse Ramona-Bélanus , en poste depuis Juillet 2009 ne manque ni de compétences ni  de force de travail  pour justifier un revenu exorbitant de 1 600 000 € / an.  Le superbe document de 124 pages distribué au Conseil Territorial lors de son intervention du 4 juillet dernier, présente les résultats 2012 du Groupe Semsamar,  axes de développement et perspectives. Belle manière pour fêter sa 4° année d’activité à la direction de la Sté d’économie mixte saint-martinoise, qu’elle dirige en conservant le style autocratique qui avait fait ses preuves avec son prédécesseur, unique décisionnaire. Voir iCi mon entretien avec Jean Paul Fischer.

Seulement voilà … Ce même 4 juillet,  Michelle Laurent Directrice adjointe déléguée aux finances, reçoit sa lettre de licenciement immédiat, qui lui reste au travers du Gosier…  SXMinfo  a mis en ligne  ses protestations.  Un licenciement à haut risque alléguant la faute grave, contre laquelle l’intéressée réplique par une lettre  instructive de 12 pages qui  révèle  ce que le beau catalogue distribué au Conseil territorial ne dit pas !

Elle a spectaculairement dégradé  les finances. Déficit de trésorerie au 31 Décembre 2011  -7.497 millions €   et  – 4.203 millions € au 31 Dec 2012.   Le beau document de promotion remis à tous les élus, a caché ce manque de cash.  En trois années de mandature la trésorerie est rapidement tombée dans le rouge. En pointant  « la dilapidation de 2 millions d’euros  d’apports dans la reprise de Guadeloupe TV »  cette lettre  contre la directrice si largement rémunérée, indique par une formule aimablement bien troussée entre femmes  » Non, vous ne vous referez pas une virginité financière sur le lit de mes prétendues fautes ».

Avec les révélations de cette lettre argumentée, je me suis mis dans la peau  du novice Wendel Cocks   quand il la lira.  Je cite encore :  » Non, je ne suis pas en rupture avec la société, je suis en rupture avec vos décisions et stratégies, avec votre gestion   qui creuse sans cesse le déficit de trésorerie de la société »  

Depuis le 12 juillet dernier, Wendel Cocks remplace pour 1 500 € /mois, Aline Hanson à la présidence du Conseil d’administration de la Semsamar. Il y siège avec le sénateur et le député. Dans une société anonyme conformément au  code du commerce art 225-55 il est anormal qu’une directrice financière puisse être révoquée sans passer par le Conseil d’administration. N’est-il pas ?

Wendel Cocks s’est déclaré désireux de « veiller à ce que les intérêts des collectivités que nous représentons soient garantis, et que les travaux qui sont ou seront menés, résultent de choix stratégiques mis en œuvre pour un développement économique durable des territoires ».  Rigoureux ? Qu’il le prouve rapidement par son implication.

Ci-dessous Vidéo de 8 mn 45 – « Politix ( RFO) reçoit Mme Bélénus Romana »  ( You Tube – Oct 2011)

Cet article a fait l’objet d’un Droit de Réponse de la directrice générale de la Semsamar, publié ICI.